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Comment j'ai vécu mon Master : le témoignage ...

Comment j'ai vécu mon Master : le témoignage d'une rédactrice de digiSchool !

Quand il s’agit de choisir son orientation, et particulièrement son master, un témoignage est souvent plus éclairant qu’un article décrivant les cours du master en question. Voici donc le mien, où je vous raconte comment j’ai abandonné un premier master pour en trouver un bien meilleur… qui m’a permis de faire mes débuts dans la vie active.

Publié le 27 Juillet 2018 à 15h51 | | 0 avis

Comment j'ai vécu mon Master : le témoignage d'une rédactrice de digiSchool !

Mon expérience est un peu particulière, puisque j’ai intégré non pas un Master 1, mais deux à la suite. En sortant de ma double-licence Lettres Modernes et Arts du Spectacle à Valence, j’étais dans le flou total concernant la suite de mes études. J’ai toujours été attirée par les domaines du cinéma, de l’écriture et du journalisme : il m’était inenvisageable de travailler dans autre chose. Devais-je tenter un master de journalisme dans une université parisienne (les écoles étant bien trop chères) ? Passer le concours de l’école de cinéma de la Femis ? Savoir ce qu’on aime est une chose, trouver une application concrète pour ses passions est une autre. Pendant mon enfance, j’étais persuadée que je ne ferai jamais bac+5 (cette durée me semblait interminable). Ne sachant que faire à la fin de ma L3 , je me suis décidée pour… un Master MEEF. Oui, vous avez bien lu. Un Master 1 pour me former à être institutrice.

➜ À voir aussi : Participe au Salon Master MBA de digiSchool !

 

Un Master 1 abandonné en cours de route… pour en choisir un meilleur

J’ai choisi ce master par défaut, et j’ai eu la confirmation qu'être professeure des écoles n’était pas du tout pour moi. (Ce métier nécessite une véritable vocation : si vous n’êtes pas né pour l’exercer, vous pouvez laisser tomber tout de suite.) Au bout d’un semestre fait de cours ennuyeux et d’un stage d’observation où j’ai eu envie de me réfugier sous les tables des classes, j’ai décidé de ne pas continuer. J’ai adressé un courrier à la directrice de l'université, qui a été très compréhensive et m’a confirmé qu’elle ne me voyait pas dans ce métier. J’ai passé les partiels de fin de semestre pour la forme et je n’ai jamais connu les résultats – je reste persuadée que je n’ai pas validé mon semestre. Deux jours après mon abandon, j’ai déposé ma candidature au journal Dauphiné Libéré pour devenir correspondante locale… elle  a été acceptée. J’ai donc fait du journalisme pendant neuf mois, étant payée une misère et vivant chez mes parents, mais me formant professionnellement en attendant la rentrée suivante. J’ai pu interviewer des gens, écrire des articles sur des sujets de toutes sortes et même… publier un roman-feuilleton gothique dans les pages du journal pendant le mois d’août. (Il fallait bien combler le vide laissé par l’actualité : j’ai voulu me montrer créative en ressuscitant une pratique quasiment disparue.)

A la rentrée suivante, en 2012, je me suis inscrite en Master 1 Professionnel de Lettres à Lyon 2. Une copine que j’avais connue en licence s’y était inscrite et m’en avait parlé – j’ai regretté de ne pas en avoir entendu parler quand je cherchais mon orientation. L’idée de ce master, c’est de former ses élèves aux métiers de la rédaction : communication, journalisme, rédaction en entreprise. Ce qui fait la valeur ajoutée des promotions, c’est leur savoir-faire en termes d’écriture et le fait qu’ils ne fassent pas de fautes d’orthographe. Bref, un master avec de l’écriture et un job à la clé : combo gagnant ! L’accès au M1 était libre pour tout étudiant possédant une licence. Pendant cette première année, l'enseignement relevait plus de la théorie. Cependant, les étudiants qui le souhaitaient ont pu conduire en public des interviews d'écrivains prestigieux pour les Assises Internationales du Roman, à Lyon, et j'en ai fait partie. Nos devoirs consistaient parfois à visiter des expositions et à en rédiger des critiques, ou à faire des dossiers de presse d’événements… Pour le Master 2, en revanche, une vingtaine d'élèves étaient sélectionnés sur dossier puis entretien, afin d'entrer dans la partie la plus professionnalisante de la formation.

➜ Voir le dossier : Tout savoir sur le Master

 

Un Master 2 Professionnel en Lettres, des stages et le début de la vie active

La vingtaine d’élèves qui constituaient la promotion du Master 2 LARP (Lettres Appliquées à la Rédaction Professionnelle) obéissait à un schéma précis : dix venaient de la promotion du M1 où j’avais été, et dix autres de formations ou d’universités extérieures. L’année a suivi le modèle d’autres formations professionnalisantes : un premier semestre de cours intensifs, et le second rempli par un stage à plein temps. J’étais contente de pouvoir faire un master littéraire qui offrait une telle opportunité - unique à l'époque en France. D'anciennes étudiantes sont venues témoigner devant ma promotion pour évoquer leurs parcours professionnels. Elles avaient toutes des métiers très différents : l'une travaillait à la communication d’un opéra, l’autre dans un site web d’assurance, la troisième dans une revue médicale. Le spectre était large. Après avoir validé mon premier semestre, j’ai effectué un stage de quatre mois et demi dans la rédaction d’un quotidien publié sur le web, et axé mon mémoire de stage sur la neutralité journalistique. Je dis souvent que la chose la plus importante que m’ont apporté mes années d’études, ce sont les rencontres que j’ai pu y faire, tant au niveau professionnel que personnel. C'est pendant mon master à Lyon que j'ai pu me lier d'amitié avec la créatrice du Théâtre Ishtar, élève de ma promotion, pour qui je suis depuis devenue dramaturge et comédienne occasionnelle, parmi mes autres projets d'écrivain. 

Après mon master, il a bien fallu se lancer sur le marché du travail. Même si les blogs et les webzines auxquels j’avais collaboré à côté de mes études étaient un bon argument sur mon CV, mon stage de fin d’études ne suffisait pas à m’ouvrir les portes d'un poste au sein d’une rédaction web. J’avais décidé que je voulais publier des articles sur internet pour gagner ma vie, puisque la presse imprimée était doucement en train de renvoyer ses journalistes. Pour consolider mes bases et avoir une expérience en SEO, j’ai fait un stage post-études de six mois, conventionné par mon université, dans une rédaction web dédiée aux assurances. (Oui, il faut parfois passer par des thématiques peu palpitantes pour avoir une crédibilité professionnelle.) Plusieurs mois après ce stage, j’ai enfin décroché mon premier CDD de trois mois dans une start-up. Quatre mois après la fin de mon premier contrat, je faisais mon entrée chez digiSchool… et je n’en suis pas repartie depuis. C'était en 2016. Depuis, je peux dire fièrement que je vis de ma plume !

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