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Claire Souvigné, directrice des Msc INSEEC Paris

Claire Souvigné, directrice des Msc INSEEC Paris

Claire Souvigné est directrice des Masters of Science et des MBA de l’INSEEC Paris. Elle explique comment, avec ses collaborateurs, elle travaille, et ce afin que ses étudiants réussissent au mieux leur Master. Son but : qu’il n’y ait aucun échec scolaire. Et elle reconnaît qu’aujourd’hui, le plus important dans l’apprentissage n’est plus la culture acquise, mais au contraire, les capacités d’adaptation aux changements.

Publié le 20 Février 2018 à 11h00 | | 0 avis

Claire Souvigné, directrice des Msc INSEEC Paris

Pourriez-vous commencer par nous décrire les Msc tout en vous présentant brièvement ?

Claire Souvigné : J’ai commencé ma carrière à l’INSEEC en étant directrice des Msc de Paris lors de leur création. L’idée était de proposer des programmes professionnalisants qui se déroulaient en un an au sein des écoles de commerce. C’est ce que nous appelions les troisièmes cycles. Ils ont rapidement connu un très grand succès : beaucoup d’étudiants n’étaient pas en capacité financière ou intellectuelle d’intégrer des écoles de commerce en trois ans, après une prépa, comme la norme le voulait à l’époque. Ces programmes de Master appelés Msc, correspondent maintenant à des Ms1 et Ms2 soit l’équivalent des M1 et des M2.

Les jeunes intègrent les Msc pour plusieurs raisons : tout d’abord pour mieux se professionnaliser grâce à la grande période de stage ou à l’alternance, mais aussi grâce au fait que les intervenants sont essentiellement des professionnels.

Personnellement, j’ai quitté les programmes Msc que j’ai dirigé pendant sept ans. J’y suis revenue l’an dernier, pour diriger aussi les programmes Bachelors et Americans BBA du groupe INSEEC à Paris. Je ne veux surtout pas faire la même chose qu’avant : proposer une école en cinq ans. Bien au contraire, le Bachelor a son propre intérêt de bac+3. A l’inverse, les Masters sont destinés aux étudiants qui veulent renforcer leurs compétences en se professionnalisant davantage : ils intègrent des postes de plus hauts niveaux au sein des entreprises.

➜ À voir aussi : La spé "Digitalisation bancaire" à l'INSEEC

 

Comment imaginez-vous les Msc aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nous avons repensé ces Masters en fonction de l’évolution du monde et des demandes des entreprises. Finalement, les Msc s’axent autour de trois grands points :

  • Un tiers de cours théoriques. Avant, les Masters étaient en majorité centrés autour de ces cours.
  • Un tiers de Management de projet en Ms1 et de Missions consulting en Ms2. Nous y faisons travailler les étudiants sur des projets méthodologiques, de mise en œuvre de la théorie des cours, de leadership et de management.
  • Un tiers de « soft skills » : les entreprises ne recrutent plus sur des connaissances, mais sur des compétences et un savoir-être. Et finalement, sur une capacité d’adaptation. Cela sert à comprendre, comment analyser un nouvel environnement et comment s’y comporter. L’attitude doit en effet différer selon l’environnement, la position hiérarchique, etc.

 

La plus grosse difficulté des entreprises d’aujourd’hui est de trouver des jeunes qui savent travailler en équipe et qui comprennent le collectif. Un jeune est par définition d’abord individualiste : il se construit lui-même. Nous savons que le cerveau n’a aucune conscience du risque jusqu’à 20 ans et qu’il est vraiment fini à 25 ans : la notion de collectif ne peut se construire qu’une fois le cerveau arrivé à maturité, et l’identité de soi identifiée. Les jeunes de 24-25 ans travaillent avant tout leur construction individuelle : il est très dur de les faire travailler ensemble.

 

Pourriez-vous parler des soft skills ?

Nous avons une trentaine de soft skills : ils sont consacrés à des cours de connaissance de soi, de gestion du temps et des priorité, d’apprentissage de création de CV, de prise de parole à voix haute, ou encore de collectif…. Ces mises en situation permettent à l’étudiant de s’observer : il y apprend à connaître ses points d’amélioration.

Pour les cours de prise de parole, par exemple, nous travaillons sur la posture physique, sur la manière de poser la voix : nous nous sommes en effet aperçus que la hauteur de la voix induit une écoute plus ou moins attentive de la part des interlocuteurs. Parce que plus la voix est grave, plus nous sommes crédibles, les filles ont le risque d’être désavantagées.

Les étudiants ont généralement du mal : lorsqu’ils arrivent en Ms2, ils ne s’attendent pas aux soft skills. Ils ont en effet jusqu’à présent appris à suivre des cours théoriques, et pas vraiment pratiques. Ils ne comprennent pas tout de suite l’intérêt des compétences personnelles acquises pour la vie professionnelle.

Nous travaillons donc beaucoup avec les entreprises pour que les étudiants comprennent qu’ils doivent avoir une attitude un un comportement adéquat avec les valeurs des sociétés. En général, lorsque cela se passe mal dans un contrat de professionnalisation ou dans un stage, ce n’est pas souvent dû à la technique, mais très souvent à l’attitude.

➜ Voir le dossier : Réussir son Master

 

Combien avez-vous d’étudiants ?

Nous en avons près de 1 600 à l’INSEEC.

 

Que conseilleriez-vous à un futur étudiant de Msc ?

Les deux moteurs principaux sont l’envie et la curiosité. Qu’il n’ait pas un projet professionnel très clair, c’est moins important : il lui faut beaucoup de motivation, et c’est le principal !

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