Les Dossiers du Mois :

Rapport de Stage

Réussir son rapport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

APB 2017

Réussir la procédure APB 2017 :

➜ Voir le dossier

 

Étudier à l'étranger

Comment partir étudier à l'étranger ?

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

3 questions à Joël Courtois, directeur géné...

3 questions à Joël Courtois, directeur général d'EPITA : « A l'heure du numérique, les filles peuvent bâtir un nouveau monde »

Joël Courtois est le directeur général d’EPITA, une école d’ingénieurs spécialisée dans l’informatique. Très impliqué sur la question de la place des femmes dans les filières tech, il répond à nos questions et nous explique les stratégies mises en place par l’école en faveur de la mixité.

09 Novembre 2017 à 16h40 | | 0 avis

3 questions à Joël Courtois, directeur général d'EPITA : « A l'heure du numérique, les filles peuvent bâtir un nouveau monde »

Dans une interview accordée au Monde, vous avez déclaré avoir 5 ou 6% d’élèves filles au sein d’EPITA. Est-ce que ces chiffres sont toujours valables ? Quelle est la démarche de l’école pour attirer les filles dans ses formations ?

Joël Courtois : Nous avons toujours eu entre 5 et 10% de filles au sein de l’école, selon les années. Il y a deux ans, nous avons eu un pic, avec 12% d’étudiantes à EPITA. On s’est dit : « ça y est, elles ont enfin compris ! ». Puis c’est retombé, et cette année, nous en sommes à 8%. Nous faisons en sorte que les filles soient visibles dans toutes nos actions. Nous sommes par exemple à l’origine du Trophée Excellencia, que nous avons donné à Syntec Numérique afin qu’il ait encore plus d’ampleur. Il est désormais partenaire avec dix établissements. Quand nous faisons des salons, des filles d’EPITA sont toujours présentes. Nous avons également l’association Synergie au sein de l’école, où les garçons comme les filles font des opérations de sensibilisation dans les collèges et lycées.

La mixité n’est pas une question de politiquement correct. Si la société est uniquement construite par des hommes, elle sera forcément rejetée, puisque la majorité de la population mondiale est constituée de femmes ! C’est pour cette raison que j’encourage nos élèves masculins à promouvoir, eux aussi, la mixité. C’est leur mission. Leur métier sera bientôt en péril si aucune fille ne l’exerce : l’usage qui est fait du numérique doit être aussi pensé pour et par elles. Par ailleurs, je suis l’un des signataires de la charte #JamaisSansElles. Le principe est de promouvoir la mixité lors de débats ou de conférence, et de refuser d’y participer si on est un homme et qu’aucune femme n’est invitée. Souvent, les organisateurs se rendent compte que oui, il y a des femmes capables de parler de la tech ou du numérique ! C’est ce genre d’initiative qui contribue à créer l’exemplarité.

➜ À voir aussi : Nina, étudiante à EPITA : « On peut faire plein de choses à partir de peu, en codant »

 

D’où vient le blocage des filles pour intégrer les filières tech, selon vous ?

J’ai évolué dans ma position sur le sujet, et je pense qu’il y a plusieurs facteurs. A la base, il y a une absence de technologie à usage chronique en primaire et au collège. De plus, la plupart des enseignants de primaire n’ont pas une formation scientifique très poussée.

L’autre point, c’est le jeu vidéo. C’est un univers très masculin, il existe plus d’applis à l’usage des hommes que des femmes. Les jeux vidéo sont toujours associés aux garçons, et on entend souvent dire que l’ordinateur est pour les hommes… Après, on peut aller très loin dans les théories du genre ! De plus, on fait trop peu de sciences à l’école pour en faire un usage courant. Les jeux sont faits dès le collège : si un élève n’est pas intéressé par le numérique en 4ème, c’est fichu, il ne le sera jamais. L’usage de l’outil informatique doit se faire dès la primaire, et doit être mixte. A EPITA, nous militons pour que les enfants apprennent le code le plus tôt possible. Et puis, nous participons aux Olympiades internationales d'informatique, et au concours Prologin. Il serait peut-être temps que l’Elysée reçoive les champions qui remportent des médailles à ces compétitions, au même titre que les footballeurs ! Les lignes commencent à bouger, mais un tout petit peu.

 

Qu’est-ce que vous diriez aux jeunes filles qui sont tentées par les études informatiques mais n’osent pas s’inscrire à EPITA ?

Depuis la nuit des temps, les civilisations ont été bâties par des hommes. A l’heure du numérique, les filles peuvent bâtir un nouveau monde ! Pour leur donner encore plus envie d’intégrer ces filières, je dirais que c’est un domaine où elles ne devront plus subir, mais où elles pourront bâtir.

➜ Voir le dossier : Ingénieur au féminin : devenir une femme scientifique


Découvrez l'EPITA, l'école qui forme au métier d'ingénieur :

EPITA Créée il y a 33 ans, l’EPITA est l’école d’ingénieurs qui forme celles et ceux qui imaginent et créent le monde numérique de demain. Depuis sa création, l’école développe des approches pédagogiques numériques et originales qui associent enseignement et recherche dans la même volonté d’excellence. /td>
Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis