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Annemarie Kokosy : « Il faut démystifier le monde des ingénieurs, dire aux filles qu'elles sont capables »

Annemarie Kokosy est chercheuse et responsable du service robotique au sein de l’ISEN Lille. Elle nous parle de sa passion pour une filière où les filles sont encore minoritaires, et donne une bonne dose de motivation à celles qui voudraient se lancer dedans !

Publié le 18 Octobre 2017 à 16h47 | | 0 avis

Annemarie Kokosy : « Il faut démystifier le monde des ingénieurs, dire aux filles qu'elles sont capables »

Enseignement, recherche et robotique : trois mots qui pourraient résumer le quotidien d’Annemarie Kokosy. L’an dernier, la chercheuse a notamment fait parler d’elle en supervisant la conception d’un exosquelette par des étudiants à l’ISEN de Lille. Cet exosquelette a été conçu pour aider les paralysés de la main, en déclenchant par exemple ses micromoteurs pour faire en sorte que la main saisisse des objets. C’est ce genre d’événement, alliant pédagogie, innovation technologique et service utilisateur, qui rendent le métier d’Annemarie passionnant. Malheureusement, on compte encore très peu de filles dans les métiers de la robotique… Ne serait-il pas temps de changer la donne ?

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à faire ce métier ? Pourquoi avoir choisi le domaine de la robotique ?

Annemarie Kokosy : J’ai fait une école d’ingénieur, et une thèse dans le domaine des robots manipulateurs. J’ai toujours voulu enseigner depuis que j’étais petite, et j’ai choisi la robotique parce que c’est un domaine très varié : il y a de la conception, du design, de l’électronique… Et c’est de plus en plus orienté vers l’usage au quotidien, vers l'utilisateur. C’est un domaine passionnant !

➜ À voir aussi : Infographie : Les filles dans les écoles d'ingénieurs en 2015-2016

 

On sait que les femmes sont minoritaires dans les filières tech. C’est une réalité qui change un peu au quotidien ?

Non, malheureusement. Il y a peu de filles à l’ISEN. A l’échelle de la France, les filles sont peu poussées vers ces métiers, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays. Il y a toujours de cliché de la mécanique qui serait un domaine masculin avec des hommes en blouse. Pourtant, il y a dans la robotique une partie informatique dans laquelle les filles pourraient être plus présentes. Peut-être qu’elles sont trop perfectionnistes et qu’elles n’osent pas ?

 

Comment faites-vous pour soutenir au quotidien les jeunes étudiantes qui suivent votre filière ?

Je ne les soutiens pas plus que les garçons. En revanche, je fais beaucoup de travaux en groupe et je suis vigilante. Je ne veux pas que la fille du groupe soit systématiquement choisie pour faire le compte-rendu. Anecdote : quand je fais des réunions, ce sera vers moi qu’on se tournera pour faire le café… Il y a toujours ce cliché d’une fille qui sait tout faire et qui doit aider le garçon qui ne sait pas se débrouiller !

 

Est-ce que vous avez-vous-même rencontré des obstacles pour vous imposer en tant que femme dans le domaine de la robotique ou dans celui de la recherche ?

On trouve des femmes dans le domaine de la recherche. On n'y fait pas vraiment attention au genre. Mais au quotidien, quand il est question de prise de responsabilités dans le domaine de la tech, là… oui, on peut trouver des obstacles.

➜ Voir le dossier : Ingénieur au féminin : devenir une femme scientifique

 

Quelles sont les choses que vous aimez le plus dans votre métier ?

La diversité, la rencontre avec les utilisateurs, le partage… Et c’est un métier où on rencontre aussi beaucoup de personnes de nationalités différentes !

 

Comment, selon vous, sensibiliser les filles aux filières tech ?

Je pense qu’il faut aller dans les lycées, faire des forums de rencontres. Il faut démystifier le monde des ingénieurs, dire aux filles qu’elles sont capables, qu’elles ont leur place. Il faudrait aussi faire de la sensibilisation via les conseillers d’orientation. Pour l’anecdote, j’ai une collègue chercheuse au CNRS. Son conseiller d’orientation lui avait dit de faire autre chose, parce qu’elle n’avait pas des notes assez bonnes en maths ! Mais elle s’est accrochée, et finalement, elle a réussi !

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui voudraient se lancer dans la robotique mais qui ont peur de le faire ?

Osez, ne vous posez pas de questions ! Demandez-vous : « Est-ce que j’aime ça ? ». Si la réponse est oui, foncez, vous allez forcément réussir. Il faut vous faire confiance.

➜ À voir aussi : 6 mauvaises raisons pour lesquelles une femme ne peut pas être ingénieur