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Enseigner à ESO : le témoignage d'un professeur

Enseigner à ESO : le témoignage d'un professeur

Laure Darraillans, 44 ans, est ostéopathe depuis 1997. Installée au Perreux sur Marne, Laure a suivi sa formation à l’Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESO) où elle donne aujourd'hui des cours. Pour digiSchool, elle revient sur son parcours et donne quelques conseils pour réussir sa carrière d'ostéopathe.

Publié le 16 Janvier 2015 à 16h55 | | 1 avis

Enseigner à ESO : le témoignage d'un professeur

 

Pourquoi avez-vous choisi de devenir ostéopathe ?

J’ai connu l’ostéopathie vers l’âge de 10 ans. Mon père kinésithérapeute commençait ses études en Etiopathie puis en Ostéopathie. Le concept de la Santé, appliqué à la maison, m’a paru pertinent dans le sens où l’individu cherche à construire sa vie en accord avec son environnement. Rendre le bien-être physique peut lui permettre d’avoir d’autres préoccupations et faire son chemin de vie.

J’ai choisi cette profession parce que je voulais comprendre l’Etre humain, son fonctionnement physique et son psyché afin de lui apporter mon aide à s’adapter et se développer au mieux dans notre société. Pour développer mon activité et assurer ma place dans la société, j’ai appris à utiliser mes sens : écouter, entendre, regarder et observer, toucher et ressentir, afin d’analyser et de communiquer dans différents contextes. La voile, ma passion, m’a beaucoup aidée.

 

Depuis quand êtes-vous professeur à ESO Paris ?

Dès le début de mon activité, j’ai partagé mon temps entre le cabinet et l’enseignement. La reconnaissance et le développement de l’Ostéopathie a toujours été une de mes préoccupations. Avec le Bureau Des Etudiants, nous avons organisé des réunions avec les instances ostéopathiques et les étudiants « temps pleins » pour discuter du futur de la profession et de notre intégration parmi eux. J’ai appris alors la complexité du Monde Ostéopathique Français. Il m’a semblé nécessaire de m’investir dans son développement, j’avais le choix d’intégrer une de ces associations ou de faire de l’enseignement.

Durant mes études, les promotions augmentant, j’ai proposé aux enseignants de faire du monitorat. Cette activité m’a permis une analyse de ma propre pratique, de repérer mes difficultés et d’améliorer mon savoir-faire et mon savoir-être. Le contact avec les étudiants a été un remède à ma timidité, j’ai appris à faire expliciter une demande et à rechercher les réponses (savoir, savoir-faire, savoir-être). Je me suis donc naturellement tournée vers l’enseignement.

 

Vous destiniez-vous à une carrière de professeur ou d'ostéopathe ?

Je suis une fille du Sud, la mer est ma passion, vivre loin d’elle me semblait impensable. Durant mes études, je pensais finir rapidement et m’installer à Perpignan. A la fin de mes études, l’ESO Paris m’a proposé de devenir assistante de cours, j’ai accepté.

Pendant les premières années, j’ai été tiraillée entre ma passion de la mer et celle de transmettre. Durant 3 ans, j’ai été assistante dans un cabinet à Toulouse, ce qui me permettait d’être tous les week-end dans le Sud. Je remontais en début de semaine à Paris pour assurer les consultations dans mon propre cabinet et d’enseigner à l’ESO.

Ce train de vie m’était en péril ma vie personnelle, il a fallu faire un choix, vivre dans une valise ne pouvait pas durer, j’ai du faire un choix, soit m’installer durablement à Toulouse et arrêter l’enseignement, soit rester en région parisienne et m’éloigner de la voile.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon ostéopathe ?

Il faut être altruiste, avoir de l’empathie, être curieux des choses de la vie. Aimer l’Etre Humain, vouloir aller à la rencontre de l’autre. Ce sont des qualités nécessaires pour aider et soigner. L’ostéopathe est un intervenant de première intention, nous sommes responsable du maintient de l’état de santé du patient, on s’engage à mettre les moyens nécessaires pour répondre à sa demande, seul ou en collaboration avec d’autres professionnels.

L’exercice est principalement libéral, il faut avoir des capacités d’organisation et de gestion.

La communication est importante pour développer et entretenir son réseau de collaborateurs, pour expliquer notre rôle.

 

Quels sont, à vos yeux, les points forts d'ESO Paris ?

  • Le cursus en 6 ans

Depuis sa création, l’ESO a mis en place un cursus en 6 ans, suivant les recommandations de l’OMS. Il faut du temps pour devenir un praticien de première intention autonome et responsable. Un Ostéopathe connaît la constitution et le fonctionnement de l’Homme, la somme de connaissances nécessaire à développer la démarche diagnostique et à la stratégie thérapeutique est importante, autant qu’un médecin (bien que nous ne développons pas le même contenu car le moyen thérapeutique n’est pas le même, par exemple la chimie est moins importante car nous ne l’utilisons pas, mais nous détaillons l’anatomie et la physiologie articulaire qui sont la base de notre action thérapeutique).

Maîtriser ces connaissances n’est pas la finalité, il faut apprendre à les utiliser, cette capacité se développe en clinique en contact avec de vrai patient, l’expérience est fondamentale. Notre activité est manuelle, nous devons développer notre palpation, notre perception, il faut du temps.

  • La clinique de l'ESO

Les étudiants commencent la pratique dès la première année. La clinique interne et externe de l'ESO Paris dispense plus de 25 000 consultations internes par an et offre aux étudiants une mise en situation professionnelle progressive, régulière et récurrente.  A cela s'ajoute, plus de 8 000 consultations ostéopathiques externes à l'établissement dans des structures hospitalières publiques, privées ou associatives.

Les étudiants sont diplômés après 4 ans d’expérience de pratique clinique, soit plus de 1 000 heures. Cette expérience se développe encadrée par des professionnels.

  • Le laboratoire recherche de l'ESO

L’ESO possède son propre laboratoire de recherche qui est en partenariat avec des universités. Outre un travail de veille et de publication, l'unité de recherche oeuvre à l'élaboration et au suivi d'un guide des "Bonnes Pratiques". La notion de "Bonnes Pratiques" a pour principal objectif de faire le bilan scientifique des protocoles de recherche mais aussi des pratiques ostéopathiques de façon à valider "l'Approche Ostéopathique".

Les étudiants qui choisissent de faire de l’enseignement ou de la recherche peuvent suivre un double cursus en suivant un Master à l’université et peuvent poursuivre sur un Doctorat.

  • L'encadrement permis par l'ESO 

Le corps enseignant de l'Ecole Supérieure d'Ostéopathie est composé de spécialistes académiques, de professeurs, de praticiens expérimentés, de chercheurs et d’intervenants étrangers de renommée internationale. Lors des TP ou des TD, le ratio enseignant/étudiant est de 1 pour 6 afin d’accompagner au mieux les étudiants dans leur apprentissage de la réflexion clinique et dans leur développement de leur palpation.

 

ESO, ostéopathie, école supérieure d'ostéopathie

 

Comment accompagnez-vous les étudiants à ESO Paris ?

Ma mission d’enseignante est de former les étudiants en vue de leur insertion sociale et professionnelle. Je dois m’assurer qu’ils acquièrent connaissances et savoir-faire, et je participe au développement de leurs aptitudes et capacités. Je les aide à développer leur esprit critique, à construire leur autonomie et à élaborer un projet personnel

A partir du programme de l’ESO, des lectures et de mon analyse de pratique, j’organise mes cours en pensant aux démarches pédagogiques à mettre en place en fonction des étudiants. Tous les ans, nous organisons l’année pour que l’ensemble de la formation soit cohérente. Avec l’équipe pédagogique, nous réalisons des conducteurs de cours pour rendre homogène le message à transmettre et pour décider des méthodes pédagogiques à mettre en place afin de relier les différentes matières et d’éviter que les étudiants ne les hiérarchisent. Il est important de leur faire comprendre le sens et la finalité : devenir ostéopathe.

Nous définissons un contrat didactique (objectifs, travail attendu, évaluation) que nous communiquons aux étudiants en début d’année et en début de cours. Régulièrement, je vérifie que les méthodes pédagogiques utilisées sont bénéfiques en analysant les résultats afin d’améliorer ces méthodes.

Je favorise des méthodes qui engage l’étudiant dans sa formation, pour qu’il reste acteur (motivation) et devienne autonome ce qui lui permettra d’actualiser ses connaissances tout au long de sa vie professionnelle.

Le suivi des mémoires de fin d’études est un moyen de vérifier cet objectif. En 2007, lors de la formation d’Analyse Cognitive des Techniques d’Apprentissage (ENS), j’ai appris à faire une explicitation. Cette compétence me permet d’interroger les étudiants, les patients et mes collègues afin de déterminer les processus mis en place pour réaliser une action.

Concrètement nous accompagnons l’étudiant à travers son livret de compétences dans lequel est consigné l’ensemble des évaluations. Il doit en fonction des résultats mettre en place des actions (revoir une connaissance, pratiquer des techniques, faire une synthèse…) pour améliorer sa trajectoire. Nous le guidons aussi en lui proposant des méthodes d’apprentissage.

 

Détaillez-nous la démarche d'évaluation des étudiants à ESO Paris.

Nous avons mis en place deux types d’évaluation.

  • La démarche dite “formative” ne contient pas de note. Elle évalue une trajectoire de développement des compétences que doivent acquérir les étudiants en fin de formation. Les trajectoires ont été détaillées en objectifs opérationnels qui sont des actions, le résultat est “acquis” ou “non acquis”. Cette évaluation sert de repère à l’étudiant.
  • Une évaluation dite “certificative” est réalisée dans chaque Unité d’Enseignement est réalisée à la fin de chaque semestre. Elle reprend les grilles de l’évaluation formative. Elle est la sommation des contrôles continus réalisés (60%) et des épreuves de fin de semestre (20% chacune). Durant le semestre, des contrôles continus sont organisés par les équipes de formateurs, pour valider des trajectoires (en fonction de la promotion, le pourcentage d’acquisition évolue). L’évaluation de fin de semestre reprend toutes les trajectoires enseignées.

Ces évaluations (formative ou certificative) sont soit des écrits pour vérifier les connaissances (QCM, QROC ou rédactionnel), soit des oraux avec des mises en situation.

► Voir le témoignage d'une étudiante ostéopathe


Faire ses études d'ostéopathie avec ESO Paris 

ESO Paris SUPOSTEO

L'Ecole Supérieure d'Ostéopathie dispense un cursus d’excellence en 6 années après le baccalauréat. Le titre de l'ESO est homologué par l'Etat au niveau 1 du RNCP (Bac+5). L’école accueille la plus grande clinique ostéopathique de France. 

 

Les avis sur cet article
Aga

20 / 20

Sympa
Par

Aga

- le 28 Février 17h31