Les Dossiers du Mois :

Parcoursup 2018

Toutes les clés pour réussir Parcoursup !

➜ Voir le dossier

 

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

A découvrir : Le métier de Consultant en Transformation Digitale

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

«Ce qui est essentiel, c’est que tous les os...

«Ce qui est essentiel, c’est que tous les ostéopathes, partout en France, apportent les mêmes soins aux patients»

INTERVIEW - Diplômé en ostéopathie, Michel Sala est aussi président de l'Association Française d'Ostéopathie. Pour digiSchool, cet expert de l'ostéopathie s'exprime sur les nouveaux agréments des écoles d’ostéopathie.

Publié le 26 Avril 2016 à 16h06 | | 0 avis

«Ce qui est essentiel, c’est que tous les ostéopathes, partout en France, apportent les mêmes soins aux patients»

Que pensez-vous des nouveaux agréments des écoles d'ostéopathie françaises?

"S’il s’agit de la campagne d’agrément 2015 (avril à juin) dans sa globalité, nous ne pouvons que constater ses échecs.

A la demande de l’ensemble des organisations représentatives, il devenait urgent de réguler la démographie des ostéopathes, le nombre d’établissements et d’assurer voire garantir la qualité et la sécurité des prestations en ostéopathie.

Rappelons que les objectifs, définis les 15 et 16 avril 2013 et imposés par la DGOS, énonçaient: "Les modalités d’agrément des établissements de formation seront modifiées en prenant en compte les recommandations du rapport de l’IGAS. Ces mesures viseront à garantir la qualité des cursus dispensés et par ce biais, à mieux réguler l’offre de formation et le nombre d’ostéopathes formés."

Jusqu’en juillet 2015, nous avions en France 62 établissements privés en ostéo (29 Formation Initiale et 33 Formation en alternance) augmentés de 14 DIU. Apres 20 mois de travail, les nouveaux textes sont parus en  septembre 2015. 

Nous ne pouvons que constater les échecs de cette campagne qui n’a pas pu:

• Réguler la démographie galopante des 26000 praticiens (sources DRESS), 31 écoles agréées et 11159 offres de formation (sources DGOS) en constante progression

• Créer des référentiels d’activités, de compétence et de formation cohérents avec les décrets

Positionner l’ostéopathie dans l’offre de soins

Homogénéiser la formation à travers des critères de qualité 

Instaurer une vérification indépendante sur site des écoles et de leurs dossiers

Malgré cela, certaines organisations flouent leurs adhérents, se félicitent et s’octroient le mérite des résultats de cette campagne et notamment la baisse fictive du nombre d’écoles, uniquement due à la fusion de leur offre Formation Initiale (bacheliers) et Formation Alternée (Auxiliaires médicaux).

➜ À voir aussi : Ecoles d'ostéopathie : grand ménage pour la rentrée 2016 ?

Il n’y a pas de gloire à tirer de cette campagne d’agrément, le niveau de l’enseignement n’a pas été élevé, aucune équivalence universitaire, aucune dispense pour accéder ne serait-ce qu’à une licence et encore moins à un master. La majorité des ostéopathes a œuvré pour une ostéopathie sans action thérapeutique et sans responsabilité empêchant ainsi aux étudiants et aux professionnels l’accès aux hôpitaux et l'intégration à l’offre de soins.

Après des mois de négociation, l’AFO est toujours la seule association socio-professionnelle à agir pour que l’ostéopathie soit adossée à la recherche scientifique, soit débarrassée de concepts obsolètes et des dérives sectaires, soit une profession intégrée dans le parcours de soins centrée sur le patient, …

Nous continuerons à nous dépasser pour rendre à l’ostéopathie la place qui lui revient de droit dans le monde de la santé, n’en déplaise à ceux qui souhaitent la brader au bénéfice d’une ostéopathie de bien être, sans action thérapeutique et donc sans responsabilité.

S’il s’agit des écoles injustement absentes de la liste des agréments du 7 juillet 2015, l’AFO, face à cette iniquité, a soutenu le combat de ces écoles, les a défendues, soutenues devant les instances professionnelles, a plaidé leur cause auprès des médias et sur les réseaux sociaux. De fait, ces écoles, indépendantes et répondant aux critères d'agrément ont obtenu, sans modifier leur dossier, le renouvellement de leur agrément ministériel et l’AFO s’en réjouit. 

Ce qui est essentiel, c’est que tous les ostéopathes, partout en France, apportent les mêmes soins aux patients, et qu’ils participent le mieux possible au parcours de soins. Or, l’enseignement n’est pas exactement le même dans la trentaine d’écoles d’ostéopathie agréées. Si le décret de septembre 2014 a bien uniformisé le nombre d’heures d’enseignement et la durée du cursus, le contenu du programme d’enseignement, lui, varie notablement d’une école à l’autre

L’AFO prône le même enseignement partout en France. C’est une question de sérieux et de responsabilité. Dans les prochains mois, nous mettrons tout en œuvre pour faire appliquer des critères pédagogiques évaluant la qualité de la formation initiale en ostéopathie. Ces éléments permettront aux dossiers d’agréments d’être évalués sur une base plus exigeante que le simple respect de points purement administratifs."

ESO, ostéopathie, école supérieure d'ostéopathie

 

Selon-vous, faut-il aller plus loin dans la réglementation de la formation des ostéopathes?

"Il faut effectivement:

Obtenir la reconnaissance de la Profession d’Ostéopathe sans restrictions d’actes

Promouvoir une pratique ostéopathique rationnelle, faire de ses applications cliniques et thérapeutiques des objets de science ; adosser l’enseignement à la recherche et dans le même temps, gommer l’ésotérisme qui enrobe l’ostéopathie et qui la discrédite.

Obtenir un titre ou une équivalence universitaire, ou une universitarisation de l’ostéopathie. Sinon, l’insertion ou la reconversion des jeunes diplômés restera difficile. Actuellement, avec 26000 installations, le revenu moyen est en baisse et les études privées toujours plus onéreuses.

En conclusion, la profession d'ostéopathe est en devenir. Le combat des ASP pour en faire une profession pérenne est permanent, mais pour les jeunes qui ont vocation de devenir ostéopathe, l'important est de bien choisir son école de formation selon le contenu pédagogique notamment. 

La formation doit également permettre aux futurs ostéopathes de répondre aux motifs de consultation des patients. 

Les écoles doivent produire les enquêtes d’insertion professionnelle à 18 et 36 mois suivant l’obtention du diplôme. Certaines d'entre elles publient les taux de réussite d'installation jusqu’à 5 ans."


Faire ses études d'ostéopathie avec ESO Paris 

ESO Paris SUPOSTEO

L'Ecole Supérieure d'Ostéopathie dispense un cursus d’excellence en 6 années après le baccalauréat. Le titre de l'ESO est homologué par l'Etat au niveau 1 du RNCP (Bac+5). L’école accueille la plus grande clinique ostéopathique de France. 

 

Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis