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« Somewhere », de Sofia Coppola

« Somewhere », de Sofia Coppola

20 Janvier 2011 à 00h00 | | 0 avis

« Somewhere », de Sofia Coppola

Le premier quart d’heure du film est muet. Sans dialogue, seule la musique rythme les différentes scènes qui s’enchaînent laconiquement. Si nous n’étions pas sûrs d’être entrés dans la bonne salle, nous voilà rassurés. Nous sommes en train de regarder le dernier film de Sofia Coppola.

C’est dans le star système hollywoodien que la cinéaste a choisi de poser sa caméra. Après avoir montré l’envers du faste de Versailles dans Marie-Antoinette, elle propose dans Somewhere la même variation, mais dans notre monde actuel. Comme dans son précédent film, ce n’est pas un lieu, une époque, un groupe que Sofia Coppola s’échine à dépeindre, mais un individu, perdu dans le vide du système auquel il appartient bien malgré lui.

Johnny Marco, star du grand écran, vit seul. Sa vie on ne peut plus vide, l’acteur voit s’égrainer les jours de façon indifférente, jusqu’à l’arrivée de sa fille de 11 ans.

Dans Somewhere, Sofia Coppola reprend des thématiques qui lui sont chères. Oisiveté et temps mort sont de mise dans ce film où, en somme, il ne se passe rien. On peut simplement sentir les personnages s’absoudre du temps qui passe, quelque part, « somewhere ».

Ce quelque part, comme à l’accoutumé, c’est celui de la vision pop du monde qu’essaie de transmettre la cinéaste. Un monde fait de musiques et de textures enivrantes, même si ce dernier film est visuellement moins clinquant et acidulé que ses précédents. Le panorama n’en est pourtant pas plus pessimiste. Sofia Coppola nous convie seulement à une longue balade où toute sensualité est occultée par un manque de désir d’être en ce monde. Un monde dont le vide peut seulement être comblé par la simple présence de l’autre.

Somewhere, un film à voir si l’on aime le désœuvrement de la caméra de Sofia Coppola, poussé à l’extrême ici tant la touche contemplative de la cinéaste est travaillée à l’extrême.

youyoupi

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