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Un rein prélevé par le nombril

Un rein prélevé par le nombril

Lundi 1er février, l'équipe d'urologie et de chirurgie de la transplantation de l'hôpital lyonnais Edouard Herriot a fait sa petite révolution en Europe. Ses membres ont réussi à prélever un rein sur un donneur vivant en l'extrayant par le nombril.

02 Mars 2010 à 00h00 | | 0 avis

Un rein prélevé par le nombril

"C'est un pas supplémentaire vers la chirurgie mini-invasive, c'est-à-dire avec le moins d'intrusion possible dans l'organisme". C'est en ces termes que le professeur Xavier Martin, à la tête de l'équipe d'urologie et de chirurgie de la transplantation, a désigné la prouesse chirurgicale opérée dans les murs de l'hôpital Edouard Herriot. En vue d'une greffe pour son mari, Tiana, 45 ans, a accepté de se faire prélever un rein. L'équipe médicale du CHU de Lyon aura fait ce prélèvement par son nombril. Une première en Europe.

"Nous avons utilisé un trocart (instrument chirugical semblable à un tube par lequel les instruments de chirurgie sont introduits), que l'on a inséré dans l'ombilic du nombril. Nous avons pratiqué une incision et extrait le rein", explique le professeur Martin.

Si cette technique est une première européenne, elle est née aux Etats-Unis.Son principe a été exporté en France "grâce à une collaboration avec la Cleveland Clinic (Ohio) dont a bénéficiée le docteur Sébastien Crouzet", souligne Xavier Martin. "Aux Etats-Unis, cette technique est née en 2008 et a été pratiquée sur une quarantaine de patients. Après des essais en laboratoire, nous avons décidé d'amorcer la transition en France", ajoute le docteur Crouzet.

Le rein a été prélevé par le nombril à l'hôpital lyonnais Edouard Herriot. Une première en Europe

Mais concrètement, quel est l'intérêt d'une telle opération? En premier lieu, l'intérêt esthétique. Si un prélèvement de rein pouvait laisser des cicatrices marquées, elles sont avec cette technique, quasi-invisibles. Ensuite, les douleurs post-opératoires sont moindres. Et la reprise de ses activités professionnelles rapide. "Je dois reprendre le travail mi-mars. Et je dois dire qu'en un peu moins d'une semaine j'ai arrêté les anti-douleurs car je supportais tout à fait la douleur, raconte Tiana, la donneuse. Cette technique n'a toutefois pas influencé mon choix car j'avais accepté de donner mon rein à mon mari il y a plus d'un an. Or, à l'époque, j'ignorais que j'allais en bénéficier".

Plus qu'une révolution dans la chirurgie mini-invasive, cette technique de prélèvement peut s'avérer déterminante dans le choix des donneurs. "Si la cicatrice est moins voyante ou l'intervention moins invasive, certains peuvent être rassurés sur le don de leur rein", explique le docteur Sébastien Crouzet. Cette évolution technique peut contribuer à atténuer la pénurie de greffons rénaux mais elle n'est pas la solution pour autant. "C'est une avancée technique avant tout mais cela ne veut pas dire que nous allons l'employer à tout-va. Les transplantations de rein ne représentent que 10% de nos activités et peu d'équipes médicales la pratiqueront", relativise le professeur Badet, en charge de l'équipe de transplantation."Notamment par le fait que la période d'apprentissage est lourde et qu'on ne peut prendre le risque d'opérer avec cette technique si la sécurité du patient n'est pas totale", poursuit-il.

Et le transplanté dans tout cela ? "Il n'y a guère de différence avec la technique classique de coélioscopie. La reprise fonctionnelle de l'organe s'opère de la même manière", affirme le Dr Crouzet.

Pratiqué le 1er février dernier, des hôpitaux de France ont déjà demandé à être formés à ce mode de prélèvement. De même que d'autres équipes médicales de l'Union européenne qui se disent intéressées.

 

Stéphanie Perrin

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