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Sciences Po : L'ère Descoings fustigée par la...

Sciences Po : L'ère Descoings fustigée par la Cour des Comptes

Six mois après la mort de Richard Descoings, la Cour des Comptes critique sévèrement la gestion récente de l’Institut d’Etudes Politiques. Rémunération et primes démesurées, statut flou de l’établissement et absence de contrôle interne, Sciences Po en prend pour son grade.

11 Octobre 2012 à 16h00 | | 0 avis

Sciences Po : L'ère Descoings fustigée par la Cour des Comptes

Salaires et primes

Un contrôle sur la gestion de Sciences Po avait été déclenché en 2011 par la Cour des comptes. Aujourd’hui, un rapport de 210 pages accable la manière dont a été mené l’établissement sous l’ère Descoings.

Pour ce qui est des salaires, la rémunération annuelle brute du président Descoings a augmenté de 60,4% en 6 ans allant jusqu’à 537 246,75 euros en 2010 alors qu’un président d’université touche, en moyenne, 160 095 euros.

De plus, certaines primes ont été octroyées de manière irrégulière. Entre 2005 et 2010, le montant des primes des dirigeants est passé, en moyenne, de 884 euros à 2 484 euros, soit une hausse de 181%. A titre d’exemple, Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques, qui gère l’IEP, a vu sa prime passer de 16 500 euros en 2007 à 36 000 euros en 2010 et 2011. Cette prime est même montée jusqu’à 69 000 euros en 2009.


Un statut flou et une gestion hasardeuse

De nombreux dysfonctionnements proviennent également du statut obsolète de Sciences Po. Ce statut crée un flou juridique, des difficultés de coordination et des dérives. La Cour des comptes demande donc que ces statuts soient repensés.

Quatre prêts ont été contractés par l’IEP entre 2005 et 2010. L’un d’eux est jugé « spéculatif et dangereux ». Dorénavant, la Cour des comptes demande à l’établissement de solliciter l’aval de Bercy avant tout nouvel emprunt.


Le coût élevé des étudiants 

Le coût moyen d’un étudiant est, en moyenne, de 3 000 euros plus élevé que celui d’un étudiant à l’université Paris-Dauphine. L’addition est payée par le ministère pour un surcoût de 300 euros mais aussi par les familles. A Paris-Dauphine, on leur demandait, en 2010, à peu près 400 euros tandis qu’au même moment, on leur demandait un peu plus de 3 000 euros à Sciences Po.

L’Etat est aussi fustigé par la Cour des comptes puisqu’elle souligne que « l’absence de tout contrôle exercé par l’Etat, principal financeur de la fondation, apparaît particulièrement fautive ».

 

Crédit photo: © Arap - Fotolia.com

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