DEUXIÈME PARTIE (14 points)
Exercice 1 (6 points)
Partie A
Dans cette partie, l’urne contient 1 boule rouge et 9 boules vertes.
Comme les tirages se font avec remise, les probabilités restent les mêmes au premier et au deuxième tirage.
On a donc :
P(R1)=101, P(R1)=109 , P(R2)=101 , P(R2)=109
1. Recopier et compléter l’arbre pondéré
L’arbre pondéré est complété ainsi :
P(R1)=101;P(R1)=109P(R2∣R1)=101;P(R2∣R1)=109P(R2∣R1)=101;P(R2∣R1)=109
Comme on remet la boule dans l’urne après chaque tirage, les deux tirages sont indépendants.

2-a. Donner les valeurs prises par la variable aléatoire X
Le joueur paie d’abord 1 euro.
S’il tire deux boules rouges, il reçoit 3 euros. Son gain algébrique est donc : 3−1=2
S’il tire deux boules vertes, il reçoit 1 euro. Son gain algébrique est donc : 1−1=0
Sinon, il ne reçoit rien. Son gain algébrique est donc : 0−1=−1
Ainsi, les valeurs prises par X sont : −1,0,2
2-b. Montrer que P(X=−1)=10018
L’événement X=−1 correspond au cas où le joueur ne reçoit pas d’argent.
Cela arrive lorsqu’il tire une rouge et une verte, dans n’importe quel ordre.
Donc : P(X=−1)=P(R1∩R2)+P(R1∩R2)
On calcule :
P(R1∩R2)=101×109=1009
et :
P(R1∩R2)=109×101=1009
Donc :
P(X=−1)=1009+1009
P(X=−1)=10018
2-c. Compléter le tableau donnant la loi de probabilité de X
On calcule chaque probabilité.
Pour X=2, le joueur doit tirer deux boules rouges :
P(X=2)=101×101=1001
Pour X=0, le joueur doit tirer deux boules vertes :
P(X=0)=109×109=10081
Pour X=−1, on a déjà montré que :
P(X=−1)=10018
La loi de probabilité de X est donc :
kP(X=k)−11001801008121001
2-d. Calculer l’espérance de X. Interpréter le résultat
On utilise la formule :
E(X)=∑k×P(X=k)
Donc :
E(X)=(−1)×10018+0×10081+2×1001
E(X)=−10018+0+1002
E(X)=−10016
E(X)=−0,16
L’espérance de gain du joueur est donc égale à −0,16 euro.
Cela signifie qu’en moyenne, le joueur perd 0,16 euro par partie.
Le jeu est donc défavorable au joueur.
Partie B
Dans cette partie, l’urne contient n boules rouges et 10−n boules vertes.
On note Y le gain algébrique du joueur après les deux tirages.
1. Démontrer que E(Y)=1004n2−20n
La probabilité de tirer une boule rouge est : 10n
La probabilité de tirer une boule verte est : 1010−n
Comme il y a remise, les deux tirages sont indépendants.
Le joueur gagne 2 euros de gain algébrique s’il tire deux boules rouges :
P(Y=2)=10n×10n=100n2
Le joueur gagne 0 euro de gain algébrique s’il tire deux boules vertes :
P(Y=0)=1010−n×1010−n=100(10−n)2
Le joueur perd 1 euro s’il tire une rouge et une verte, dans n’importe quel ordre :
P(Y=−1)=10n×1010−n+1010−n×10n
P(Y=−1)=1002n(10−n)
On calcule maintenant l’espérance :
E(Y)=2×100n2+0×100(10−n)2+(−1)×1002n(10−n)
E(Y)=1002n2−1002n(10−n)
On développe :
E(Y)=1002n2−20n+2n2
Donc :
E(Y)=1004n2−20n
2. Pour combien de boules rouges dans l’urne le jeu est-il équitable entre le joueur et le forain ?
Un jeu est équitable lorsque l’espérance est nulle.
On cherche donc : E(Y)=0
C’est-à-dire : 1004n2−20n=0
Comme le dénominateur est non nul, on résout : 4n2−20n=0
On factorise : 4n(n−5)=0
Soit : 4n=0oun−5=0
Ainsi : n=0oun=5
Le jeu est équitable lorsqu’il y a 0 boule rouge ou 5 boules rouges dans l’urne.
Exercice 2 (4 points)
1. Donner la puissance électrique des panneaux solaires à 11h00.
A 11h, la puissance électrique est de 6 kW.
2. Résoudre graphiquement l'inéquation f(x)≥5 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.
Graphiquement, f(x)≥5 pour x∈[10,5 ; 15,5].
La puissance électrique sera supérieure ou égale à 5 kW entre 10h30 et 15h30.
Partie B
On considère que le coût pour 1 kilowattheure, noté 1 kWh, consommé au tarif réglementé était de 0,15 € en 2020.
On admet que ce tarif réglementé augmente de 6% chaque année.
On note Cn le coût, en euros, de 1 kWh consommé durant l’année 2020+n, où n est un entier naturel.
On a donc : C0=0,15
1. Déterminer la nature de la suite (Cn)
Le tarif augmente de 6% chaque année.
Augmenter de 6%, c’est multiplier par : 1+1006=1,06
Donc, pour passer d’une année à l’année suivante, on multiplie toujours par 1,06.
On a donc : Cn+1=1,06Cn
La suite (Cn) est donc une suite géométrique de raison : q=1,06
et de premier terme : C0=0,15
2. Exprimer Cn en fonction de n
Pour une suite géométrique de premier terme C0 et de raison q, on a : Cn=C0×qn
Ici : C0=0,15 et : q=1,06
Donc : Cn=0,15×1,06n
3. Donner le calcul permettant d’obtenir le coût pour 1 kWh consommé en 2030
La suite (Cn) donne le coût durant l’année 2020+n.
Pour l’année 2030, on cherche n tel que :
2020+n=2030
Donc : n=10
Le coût pour 1 kWh consommé en 2030 est donc :
C10=0,15×1,0610
Il n’est pas demandé d’effectuer ce calcul.
4. Déterminer à partir de quelle année l’installation devient rentable
a. Dans le contexte de l'énoncé, que représentent les variables c et S du programme ?
Au début du programme, on a : c = 0.15
Or, dans l'énoncé, 0,15 € est le coût d'un kilowattheure en 2020.
La variable c représente donc le coût d'un kWh, exprimé en euros, pour l'année considérée.
La variable S est initialisée à 0 puis, à chaque passage dans la boucle, on ajoute : c*2000
Or Camille économise chaque année l'achat de 2000 kWh.
Ainsi, c*2000 représente l'économie réalisée pendant une année.
La variable S représente donc le montant total des économies réalisées depuis l'installation des panneaux solaires.
b. Le programme affiche 16. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.
Le programme répète les calculs tant que les économies cumulées sont inférieures à 7000 € :
while S < 7000
À chaque passage dans la boucle :
∘ il ajoute les économies réalisées pendant l'année ;
∘ il augmente le compteur d'années n de 1 ;
∘ il met à jour le coût du kWh en tenant compte de l'augmentation de 6 .
À la fin du programme, la valeur affichée est : n=16
Cela signifie qu'il faut 16 années d'économies pour que le total des économies atteigne ou dépasse le coût d'installation de 7000 €.
Comme l'installation a été réalisée en 2020, la rentabilité est atteinte au cours de l'année :
2020+16=2036
Interprétation : le programme indique que les économies cumulées réalisées grâce aux panneaux solaires deviennent supérieures ou égales à 7000 € au cours de l'année 2036.
Exercice 3 (4 points)
On considère la fonction f définie sur R par : f(x)=(4x−4)e−0,5x+5
1. Montrer que, pour tout x∈R, f′(x)=(−2x+6)e−0,5x
On dérive : f(x)=(4x−4)e−0,5x+5
On reconnaît un produit : (4x−4)e−0,5x
On pose : u(x)=4x−4 et : v(x)=e−0,5x
Alors : u′(x)=4 et : v′(x)=−0,5e−0,5x
Donc : f′(x)=u′(x)v(x)+u(x)v′(x)
f′(x)=4e−0,5x+(4x−4)(−0,5e−0,5x)
On factorise par e−0,5x :
f′(x)=(4−0,5(4x−4))e−0,5x
On développe :
f′(x)=(4−2x+2)e−0,5x
Donc : f′(x)=(−2x+6)e−0,5x
2. Étudier le signe de f′(x) sur R puis en déduire les variations de f
On a : f′(x)=(−2x+6)e−0,5x
Or, pour tout réel x : e−0,5x>0
Donc f′(x) a le même signe que : −2x+6
Ainsi :
−2x+6>0 si x<3
−2x+6=0 si x=3
−2x+6<0 si x>3
Donc :
f′(x)>0 sur ]−∞ ; 3[
f′(3)=0
f′(x)<0 sur ]3 ; +∞[
On en déduit que f est croissante sur ]−∞ ; 3], puis décroissante sur [3 ; +∞[.
On calcule la valeur au changement de variation :
f(3)=(4×3−4)e−0,5×3+5
f(3)=8e−1,5+5
Donc : f(3)=5+8e−1,5
3. La courbe Cf admet-elle des points pour lesquels la tangente est horizontale ?
Une tangente est horizontale lorsque : f′(x)=0
Or : f′(x)=(−2x+6)e−0,5x
Comme : e−0,5x>0
on a :
f′(x)=0⟺−2x+6=0
Donc : x=3
La courbe Cf admet donc un seul point où la tangente est horizontale.
Son ordonnée est : f(3)=5+8e−1,5
Les coordonnées exactes du point sont donc : (3 ; 5+8e−1,5)