On sait que 75 des familles effectuant la traversée réservent une cabine.
Donc :
P(C)=0,75
Question 1 b.
D’après l’énoncé :
P(V)=0,30
Donc :
P(V)=1−0,30=0,70
Parmi les familles qui réservent un emplacement pour un véhicule, 80 réservent une cabine.
Donc :
PV(C)=0,80
Ainsi :
PV(C)=1−0,80=0,20
Les valeurs à placer sur l’arbre sont donc :
P(V)=0,30
P(V)=0,70
PV(C)=0,80
PV(C)=0,20
Question 2.
On cherche P(V∩C).
P(V∩C)=P(V)×PV(C)
P(V∩C)=0,30×0,80=0,24
La probabilité qu’une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine est donc 0,24.
Question 3.
On cherche PC(V).
PC(V)=P(C)P(V∩C)
PC(V)=0,750,24=0,32
La probabilité qu’une famille ayant réservé une cabine réserve aussi un emplacement pour un véhicule est donc 0,32.
Question 4.
Les événements V et V forment une partition de l’univers. D’après la loi des probabilités totales :
P(C)=P(V∩C)+P(V∩C)
Donc :
P(V∩C)=P(C)−P(V∩C)
P(V∩C)=0,75−0,24=0,51
On cherche PV(C).
PV(C)=P(V)P(V∩C)
PV(C)=0,700,51≈0,73
Parmi les familles qui ne réservent pas d’emplacement pour un véhicule, environ 73 réservent une cabine.
Partie B
Question 1.
L’espérance de X est :
E(X)=0×0,19+70×0,06+100×0,51+170×0,24
E(X)=0+4,2+51+40,8=96
Donc :
E(X)=96
Pour calculer la variance, on utilise :
V(X)=E(X2)−[E(X)]2
On calcule d’abord :
E(X2)=02×0,19+702×0,06+1002×0,51+1702×0,24
E(X2)=0+4900×0,06+10000×0,51+28900×0,24
E(X2)=294+5100+6936=12330
Donc :
V(X)=12330−962
V(X)=12330−9216=3114
Ainsi :
E(X)=96 et V(X)=3114
Question 2 a.
Une remise de 40 signifie que la famille paie 60 du montant initial.
Le montant total avant réduction est X+Y.
Donc :
Z=0,60(X+Y)
Ainsi :
Z=0,6(X+Y)
Question 2 b.
Par linéarité de l’espérance :
E(Z)=E(0,6(X+Y))
E(Z)=0,6(E(X)+E(Y))
E(Z)=0,6(96+104)
E(Z)=0,6×200=120
Donc :
E(Z)=120
Comme X et Y sont indépendantes :
V(X+Y)=V(X)+V(Y)
De plus :
V(0,6(X+Y))=0,62V(X+Y)
Donc :
V(Z)=0,62(V(X)+V(Y))
V(Z)=0,36(3114+1686)
V(Z)=0,36×4800=1728
Ainsi :
E(Z)=120 et V(Z)=1728
Question 3 a.
Les variables Z1, Z2, ..., Zn suivent toutes la même loi que Z, donc :
E(Zi)=120
pour tout entier i compris entre 1 et n.
Comme :
Mn=nZ1+Z2+⋯+Zn
on obtient, par linéarité de l’espérance :
E(Mn)=E(nZ1+Z2+⋯+Zn)
E(Mn)=n1(E(Z1)+E(Z2)+⋯+E(Zn))
E(Mn)=n1×n×120=120
Donc :
E(Mn)=120
De plus, les variables Z1, Z2, ..., Zn sont indépendantes et ont toutes pour variance 1728.
Ainsi :
V(Mn)=V(nZ1+Z2+⋯+Zn)
V(Mn)=n21V(Z1+Z2+⋯+Zn)
V(Mn)=n21(V(Z1)+V(Z2)+⋯+V(Zn))
V(Mn)=n21×n×1728
V(Mn)=n1728
Question 3 b.
On cherche :
P(114<Mn<126)
Or :
114<Mn<126⟺∣Mn−120∣<6
D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
P(∣Mn−120∣≥6)≤62V(Mn)
Donc :
P(∣Mn−120∣≥6)≤36n1728
P(∣Mn−120∣≥6)≤n48
Ainsi :
P(∣Mn−120∣<6)≥1−n48
On veut que :
1−n48≥0,85
Donc :
n48≤0,15
n≥0,1548
n≥320
Le plus petit entier n est donc :
n=320
À partir d’un échantillon de 320 familles, l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d’affirmer que la probabilité que le montant moyen payé après réduction soit compris entre 114 euros et 126 euros est au moins égale à 0,85.
EXERCICE 2
Question 1 a.
Un vecteur directeur de la droite (AB) est :
AB(2−3;1−0;−3−2)
Donc :
AB(−1;1;−5)
Le plan (P) a pour équation :
−x+y−5z−0,5=0
Un vecteur normal à (P) est donc :
n(−1;1;−5)
Ainsi :
n=AB
Donc le plan (P) est orthogonal à la droite (AB).
Le milieu I de [AB] a pour coordonnées :
I(23+2;20+1;22+(−3))
I(2,5;0,5;−0,5)
On vérifie si I appartient à (P) :
−2,5+0,5−5×(−0,5)−0,5=0
Donc I appartient au plan (P).
L’affirmation 1 est vraie.
Question 1 b.
Avec t=3−s, la deuxième équation donne :
−1,5−(3−s)=s
−4,5+s=s
−4,5=0
C’est impossible.
Les droites (d) et (AB) ne sont donc pas sécantes.
L’affirmation 2 est fausse.
Question 1 c.
On a :
CA(3−1,5;0−(−3);2−(−1))
CA(1,5;3;3)
et :
CB(2−1,5;1−(−3);−3−(−1))
CB(0,5;4;−2)
Le produit scalaire vaut :
CA⋅CB=1,5×0,5+3×4+3×(−2)
CA⋅CB=0,75+12−6=6,75
De plus :
∣CA∣=1,52+32+32=20,25=4,5
∣CB∣=0,52+42+(−2)2=20,25=4,5
Donc :
cos(ACB)=∣CA∣×∣CB∣CA⋅CB
cos(ACB)=4,5×4,56,75=31
Ainsi :
ACB=arccos(31)≈70,5∘
L’affirmation 3 est vraie.
Question 2.
Pour la porte A, le code comporte 3 symboles différents à saisir dans l’ordre.
Le nombre de codes possibles est donc :
8×7×6=336
La probabilité que Clotilde ouvre la porte A est donc :
3361
Pour la porte B, le code comporte 4 symboles différents, mais ils peuvent être saisis dans n’importe quel ordre.
Le nombre de codes possibles est donc le nombre de combinaisons de 4 symboles parmi 8 :
(48)=4×3×2×18×7×6×5=70
La probabilité que Titouan ouvre la porte B est donc :
701
Or :
701>3361
Titouan a donc plus de chances d’ouvrir sa porte que Clotilde.
L’affirmation 4 est vraie.
EXERCICE 3
Partie A
Question 1.
L’équation différentielle est de la forme :
y′=ay+b
avec :
a=−0,035 et b=0,91
Une solution constante est donnée par :
−0,035y+0,91=0
0,035y=0,91
y=26
Les solutions de l’équation différentielle sur [0;+∞[ sont donc les fonctions définies par :
y(t)=26+Ce−0,035t
où C est une constante réelle.
Question 2.
Comme T(0)=18, on a :
26+Ce−0,035×0=18
26+C=18
C=−8
Donc, pour tout réel t∈[0;+∞[ :
T(t)=26−8e−0,035t
Question 3.
On cherche le temps t tel que :
T(t)=20
Donc :
26−8e−0,035t=20
8e−0,035t=6
e−0,035t=86
e−0,035t=0,75
En appliquant la fonction logarithme népérien :
−0,035t=ln(0,75)
t=−0,035ln(0,75)
t≈8,22
Le temps t est exprimé en dizaines de minutes, donc cela correspond à :
8,22×10≈82 minutes.
La pièce atteindra la température de 20∘C au bout d’environ 1 heure et 22 minutes.
Question 4.
Pour tout t∈[0;+∞[, on a :
e−0,035t>0
Donc :
−8e−0,035t<0
Ainsi :
T(t)=26−8e−0,035t<26
La température ne peut donc pas dépasser 26∘C selon ce modèle. Elle ne pourra donc pas dépasser 28∘C.
Partie B
Question 1.
On calcule :
u1=0,965u0+0,35+0,07e−0,1×0
u1=0,965×20+0,35+0,07
u1=19,3+0,35+0,07=19,72
Donc :
u1=19,72
Question 2.
Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a un>10.
Initialisation :
u0=20
Donc :
u0>10
La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité :
On suppose que, pour un entier naturel n, on a :
un>10
Alors :
0,965un>0,965×10
0,965un>9,65
De plus :
0,07e−0,1n>0
Donc :
un+1=0,965un+0,35+0,07e−0,1n>9,65+0,35
un+1>10
La propriété est donc héréditaire.
Conclusion :
Pour tout entier naturel n, on a :
un>10
Question 3.
La suite (un) est décroissante et minorée par 10.
Donc, d’après le théorème de convergence des suites monotones, la suite (un) est convergente.
Question 4 a.
La suite (un) converge vers ℓ.
Comme :
un+1=0,965un+0,35+0,07e−0,1n
et comme :
n→+∞lime−0,1n=0
on obtient, par passage à la limite :
ℓ=0,965ℓ+0,35
La limite ℓ est donc solution de l’équation :
x=0,965x+0,35
Question 4 b.
On résout :
x=0,965x+0,35
x−0,965x=0,35
0,035x=0,35
x=0,0350,35=10
Donc :
ℓ=10
Selon ce modèle, si le chauffage restait éteint, la température de la pièce tendrait vers 10∘C.
Question 5 a.
Les lignes à compléter sont :
while u > 18:
u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*exp(-0.1*n)
n = n + 1
Question 5 b.
On calcule les valeurs successives de la suite jusqu’à obtenir une température inférieure ou égale à 18∘C.
On obtient :
u7≈18,12>18
et :
u8≈17,87≤18
Le système de chauffage se remettra donc en marche à partir de 8 dizaines de minutes, soit au bout de 80 minutes.
EXERCICE 4
Partie A
Question 1.
Le point A(0;1) appartient à la courbe représentative de f.
Donc :
f(0)=1
Or :
f(0)=a+0+1bln(0+1)
f(0)=a+1bln(1)
Comme ln(1)=0, on obtient :
f(0)=a
Donc :
a=1
Question 2 a.
La droite TA est la tangente à la courbe au point A(0;1).
Graphiquement, cette tangente passe par A(0;1) et par le point de coordonnées (1;5).
Son coefficient directeur est donc :
1−05−1=4
Ainsi :
f′(0)=4
Question 2 b.
Au voisinage de x=1, la courbe est tournée vers le bas : elle est concave.
On en déduit que :
f′′(1)<0
Question 3 a.
On a :
f(x)=a+bx+1ln(x+1)
Pour x∈]−1;+∞[, on dérive x+1ln(x+1) comme un quotient :
(x+1ln(x+1))′=(x+1)2x+11(x+1)−ln(x+1)×1
Donc :
(x+1ln(x+1))′=(x+1)21−ln(x+1)
Ainsi :
f′(x)=(x+1)2b(1−ln(x+1))
Question 3 b.
D’après la question 2 a, on a :
f′(0)=4
Or, d’après l’expression de f′ :
f′(0)=12b(1−ln(1))
Comme ln(1)=0, on obtient :
f′(0)=b
Donc :
b=4
Partie B
Question 1.
On a :
f(x)=1+x+14ln(x+1)
Or :
x→+∞limx+1ln(x+1)=0
Donc :
x→+∞limf(x)=1
Ainsi, la droite d’équation y=1 est une asymptote horizontale à la courbe représentative de f en +∞.
Question 2.
On résout sur ]−1;+∞[ :
1−ln(x+1)>0
Cela équivaut à :
ln(x+1)<1
Comme la fonction ln est strictement croissante sur ]0;+∞[ :
x+1<e
Donc :
x<e−1
La solution est donc :
x∈]−1;e−1[
Question 3.
D’après la partie A, avec b=4, on a :
f′(x)=(x+1)24(1−ln(x+1))
Pour tout x∈]−1;+∞[, on a :
(x+1)2>0
Donc le signe de f′(x) est celui de 1−ln(x+1).
D’après la question 2 :
f′(x)>0 sur ]−1;e−1[,
f′(e−1)=0,
f′(x)<0 sur ]e−1;+∞[.
De plus, on admet que :
x→−1limf(x)=−∞
et, d’après la question 1 :
x→+∞limf(x)=1
Enfin :
f(e−1)=1+e4ln(e)=1+e4
La fonction f admet donc un maximum égal à 1+e4, atteint pour x=e−1.
Question 4.
Sur [2;+∞[, on a 2>e−1, donc f est strictement décroissante.
De plus, f est continue sur [2;+∞[.
On calcule :
f(2)=1+34ln(3)≈2,46
Donc :
f(2)>1,5
Et :
x→+∞limf(x)=1
Donc :
x→+∞limf(x)<1,5
Par continuité et stricte décroissance de f sur [2;+∞[, l’équation f(x)=1,5 admet une unique solution sur [2;+∞[.
À la calculatrice, on obtient :
x≈25,1
Question 5 a.
On remarque que :
(21(ln(x+1))2)′=x+1ln(x+1)
Donc :
∫02x+1ln(x+1),dx=[21(ln(x+1))2]02
∫02x+1ln(x+1),dx=21(ln3)2−21(ln1)2
Comme ln(1)=0, on obtient :
∫02x+1ln(x+1),dx=21(ln3)2
Question 5 b.
Sur [0;2], la fonction f est positive. L’aire cherchée est donc :
A=∫02f(x),dx
A=∫02(1+x+14ln(x+1)),dx
A=∫021,dx+4∫02x+1ln(x+1),dx
D’après la question précédente :
A=2+4×21(ln3)2
Donc :
A=2+2(ln3)2
L’aire du domaine est donc égale à 2+2(ln3)2 unités d’aire.