Exercice 1
On considère les suites (un) et (vn) définies sur N par :
{u0=−2un+1=31un+2 et vn=un+k avec k=−∫1ex6lnxdx.
1. Justifier que k=−3
On doit calculer : k=−∫1ex6lnx dx
On remarque que la fonction xlnx admet pour primitive : 21(lnx)2
Donc une primitive de x6lnx est : 3(lnx)2
Ainsi : k=−[3(lnx)2]1e
On calcule les valeurs aux bornes :
ln(e)=1
ln(1)=0
Donc :
k=−(3(lne)2−3(ln1)2)
k=−(3×12−3×02)
k=−3
On a bien : k=−3
2. Démontrer que la suite (vn) est géométrique puis préciser sa raison et son premier terme
On sait que : vn=un+k
Or, d’après la question précédente : k=−3
Donc : vn=un−3
On veut exprimer vn+1 en fonction de vn.
On a : vn+1=un+1−3
Or : un+1=31un+2
Donc : vn+1=31un+2−3
vn+1=31un−1
On factorise : vn+1=31(un−3)
Or : vn=un−3
Donc : vn+1=31vn
La suite (vn) est donc une suite géométrique de raison : q=31
Son premier terme est : v0=u0−3
v0=−2−3
v0=−5
Donc (vn) est géométrique de raison 31 et de premier terme −5.
3. Exprimer un en fonction de n
Comme (vn) est géométrique de premier terme v0=−5 et de raison q=31, on a :
vn=v0 qn
Donc : vn=−5(31)n
Or : vn=un−3
Donc : un−3=−5(31)n
Ainsi : un=3−5(31)n
4. Calculer S=u0+u1+u2+⋯+u2025
On utilise l’expression trouvée : un=3−5(31)n
Donc : S=n=0∑2025un
S=n=0∑2025(3−5(31)n)
On sépare la somme :
S=n=0∑20253−5n=0∑2025(31)n
Il y a 2026 termes de n=0 à n=2025, donc :
n=0∑20253=3×2026=6078
On utilise ensuite la formule de la somme d’une suite géométrique :
n=0∑2025(31)n=1−311−(31)2026
Or : 1−31=32
Donc : n=0∑2025(31)n=321−(31)2026
n=0∑2025(31)n=23(1−(31)2026)
Ainsi : S=6078−5×23(1−(31)2026)
S=6078−215(1−(31)2026)
Réponse finale : S=6078−215(1−(31)2026)
Exercice 2
1- a- Vérifier que 4 est une solution de (E)
On remplace z par 4 dans z3−8z2+32z−64 :
43=64, −8×16=−128, 32×4=128, et −64.
Or 64−128+128−64=0.
Ainsi 4 est bien une solution.
1- b- Résoudre (E) et justifier a=2−2i3, b=2+2i3
On factorise (E) par (z−4) :
(z−4)(z2+pz+q)=z3−8z2+32z−64.
Par identification :
p−4=−8⇒p=−4
−4q=−64⇒q=16
Vérifions q−4p=16−4(−4)=16+16=32, correct.
Donc (E) : (z−4)(z2−4z+16)=0.
Résolvons z2−4z+16=0 :
Δ=(−4)2−4×16=16−64=−48=(4i3)2.
Les solutions : z=24±4i3=2±2i3.
Les trois solutions sont donc :
c=4, a=2−2i3, b=2+2i3.
On vérifie Im(a)=−23, Im(b)=23, donc bien Im(a)≤Im(b).
2- a- Écrire sous forme exponentielle b−ca−c
On a a−c=(2−2i3)−4=−2−2i3=−2(1+i3).
b−c=(2+2i3)−4=−2+2i3=−2(1−i3).
Donc b−ca−c=1−i31+i3.
Multiplions numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur 1+i3 :
12+(3)2(1+i3)2=1+31+2i3−3=4−2+2i3=2−1+i3.
Ce nombre a pour module : 2−1+i3=2(−1)2+(3)2=22=1.
Un argument θ vérifie cosθ=2−1, sinθ=23, donc θ=32π.
Ainsi b−ca−c=ei32π.
2- b- Nature du triangle ABC
b−ca−c est l’affixe de CA divisé par celle de CB.
Son module est 1 : CA=CB, donc le triangle est isocèle en C.
Son argument est 32π : l’angle ACB vaut 32π.
Donc ABC est isocèle en C avec un angle au sommet de 120∘.
3- a- Démontrer M∈(H)⟺{x≥04x2−y2−8x−16=0
On a (H):∣z+c∣=5Re(z), avec c=4.
Donc ∣z+4∣=5⋅x.
z+4=(x+4)+iy, donc ∣z+4∣=(x+4)2+y2.
L’équation devient (x+4)2+y2=5x.
Comme la racine carrée est positive, on doit avoir 5x≥0, donc x≥0.
Élevons au carré : (x+4)2+y2=5x2.
Développons : x2+8x+16+y2=5x2.
0=5x2−x2−8x−16−y2=4x2−8x−16−y2.
Donc 4x2−y2−8x−16=0.
Ainsi M∈(H)⟺{x≥04x2−y2−8x−16=0.
3- b- Justifier que (H) est une portion d’une hyperbole Γ
L’équation 4x2−y2−8x−16=0 s’écrit 4(x2−2x)−y2=16.
Complétons le carré : x2−2x=(x−1)2−1.
Donc 4[(x−1)2−1]−y2=16
4(x−1)2−4−y2=16
4(x−1)2−y2=20.
Divisons par 20 : 5(x−1)2−20y2=1.
C’est l’équation d’une hyperbole centrée en (1,0), d’axe transversal horizontal.
c2=a2+b2 avec a2=5, b2=20, donc c2=25, c=5.
L’excentricité e=ac=55=5.
(H) est la partie de cette hyperbole avec x≥0.
3- c- Construire (H) dans le repère
Pour construire (H) :
- Centre en O′(1,0).
- Sommets : x=1±5, y=0 → S1(1−5,0) et S2(1+5,0).
- x≥0 : on ne garde que la branche droite de l’hyperbole (celle contenant S2).
- Asymptotes : y=±ab(x−1)=±520(x−1)=±2(x−1).
On trace l’hyperbole complète, puis on ne conserve que les points avec x≥0.

Problème
On considère : f(x)=u(x)ex où u est solution de : (E1): y′′−y=−x avec : u′(0)=2u(0)=2
Donc : u′(0)=2 et : u(0)=1
1. Vérifier que la fonction g:x↦x est une solution de (E1)
On a : g(x)=x Donc : g′(x)=1 et : g′′(x)=0
On calcule :
g′′(x)−g(x)=0−x
g′′(x)−g(x)=−x
La fonction g:x↦x vérifie bien l’équation : y′′−y=−x
Donc g est une solution de (E1).
2. Résoudre l’équation différentielle (E2): y′′−y=0
L’équation caractéristique associée est : r2−1=0 Donc : (r−1)(r+1)=0 Ainsi : r=1 ou : r=−1
Les solutions de (E2) sont donc les fonctions de la forme : y(x)=Aex+Be−x avec A et B deux réels.
3-a. Démontrer qu’une fonction h dérivable sur R est solution de (E1) si et seulement si h−g est solution de (E2)
On sait que g est solution de (E1), donc : g′′−g=−x
Supposons que h soit solution de (E1). Alors : h′′−h=−x
On calcule :
(h−g)′′−(h−g)=h′′−g′′−h+g
(h−g)′′−(h−g)=(h′′−h)−(g′′−g)
Or : h′′−h=−x et : g′′−g=−x
Donc :
(h−g)′′−(h−g)=−x−(−x)
(h−g)′′−(h−g)=0
Ainsi, h−g est solution de (E2).
Réciproquement, si h−g est solution de (E2), alors : (h−g)′′−(h−g)=0
Donc : (h′′−h)−(g′′−g)=0
Ainsi : h′′−h=g′′−g
Or : g′′−g=−x
Donc : h′′−h=−x
Ainsi, h est solution de (E1).
On a donc bien démontré l’équivalence.
3-b. En déduire que, pour tout réel x, u(x)=x+ex
Comme u est solution de (E1), alors u−g est solution de (E2).
Donc il existe deux réels A et B tels que : u(x)−x=Aex+Be−x
Donc : u(x)=x+Aex+Be−x
On utilise les conditions initiales.
D’abord : u(0)=1 Donc : 0+A+B=1
Ainsi : A+B=1
Ensuite, on dérive :
u′(x)=1+Aex−Be−x
Or : u′(0)=2 Donc : 1+A−B=2
Ainsi : A−B=1
On résout le système :
{A+B=1A−B=1
En additionnant les deux lignes :
2A=2 Donc : A=1
Puis : A+B=1
1+B=1
Donc : B=0
Ainsi : u(x)=x+ex
4-a. Justifier que l’équation u(x)=0 admet dans R une unique solution α telle que −1<α<0
On a : u(x)=x+ex
La fonction u est dérivable sur R et : u′(x)=1+ex
Or : ex>0
Donc : u′(x)>0
Ainsi, u est strictement croissante sur R.
On calcule : u(−1)=−1+e−1
Comme e−1<1, on a : u(−1)<0
Puis : u(0)=0+e0=1
Donc : u(0)>0
Comme u est continue et strictement croissante sur R, l’équation u(x)=0 admet une unique solution α dans l’intervalle ]−1 ; 0[.
4-b. En déduire l’ensemble de définition de f
On a : f(x)=u(x)ex
La fonction f est définie lorsque le dénominateur est non nul, c’est-à-dire lorsque : u(x)=0
Or l’équation u(x)=0 admet une unique solution α.
Donc l’ensemble de définition de f est : Df=R∖{α}
ou encore : Df=]−∞ ; α[∪]α ; +∞[
5. Étudier les variations de f puis dresser son tableau de variations
On a : f(x)=x+exex
On dérive avec la formule du quotient :
f′(x)=(x+ex)2ex(x+ex)−ex(1+ex)
On simplifie :
f′(x)=(x+ex)2ex(x+ex−1−ex)
f′(x)=(x+ex)2ex(x−1)
Comme ex>0 et (x+ex)2>0 sur Df, f′(x) a donc le signe de x−1.
Donc :
f′(x)<0 si x<1
f′(x)=0 si x=1
f′(x)>0 si x>1
Ainsi, f est décroissante sur ]−∞ ; α[, décroissante sur ]α ; 1], puis croissante sur [1 ; +∞[.
On calcule la valeur au minimum :
f(1)=1+ee
Les limites utiles sont :
x→−∞limf(x)=0
x→α−limf(x)=−∞
x→α+limf(x)=+∞
x→+∞limf(x)=1
Le tableau de variations est donc :

6. Préciser les asymptotes de (C)
Comme : x→α−limf(x)=−∞ et : x→α+limf(x)=+∞, la droite d’équation : x=α est une asymptote verticale à (C).
Comme : x→−∞limf(x)=0, la droite d’équation : y=0 est une asymptote horizontale à gauche.
Comme : x→+∞limf(x)=1, la droite d’équation : y=1 est une asymptote horizontale à droite.
7. Construire (C) dans le repère orthonormé (O ; i,j)
On prend : α≈−0,57
Pour construire la courbe, on trace d’abord les asymptotes :
x=−0,57 ; y=0 ; y=1
On place ensuite quelques points utiles.
Pour x=0 : f(0)=11=1
Donc la courbe passe par : (0 ; 1)
Pour x=1 : f(1)=1+ee≈0,73
Donc la courbe passe par : (1 ; 0,73)
La courbe possède deux branches.
Sur ]−∞ ; α[, la courbe est décroissante, proche de l’asymptote y=0, puis elle descend vers −∞ quand x se rapproche de α par la gauche.
Sur ]α ; +∞[, la courbe part de +∞, décroît jusqu’au point minimum (1 ; 1+ee), puis croît vers l’asymptote horizontale y=1.
