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L'université française du futur : entre crise...

L'université française du futur : entre crise(s) et renouveau.

12 Avril 2011 à 00h00 | | 0 avis

L'université française du futur : entre crise(s) et renouveau.

Marie2380 nous livre son point de vue sur l'université du futur...

Aujourd'hui : une crise de l'université ?

Si en mai 1968 les étudiants se révoltaient en utilisant comme outils des slogans divers tels que  « Soyons réalistes, demandons l’impossible », les étudiants d’aujourd’hui sont plus passifs ou du moins plus réalistes. Les mouvements de grève ne sont jamais bien longs et même si, bien souvent, les nouvelles mesures du gouvernement sont controversées, un dialogue est souvent possible. En 2007, Valérie Pécresse alors Ministre de l’Enseignement Supérieur proclame la Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU).

De nouveaux slogans fusent : « Un million de grains de sable dans la machine LRU », « Le savoir coûte cher, essayez l’ignorance » bloquant à nouveau l’université française. Les étudiants se sentent trahis, peu écoutés, ceci accroissant leurs craintes dans un monde précaire où le fait de faire des études ne rime pas forcément avec la chance de trouver un travail par la suite.

Certains considèrent donc qu’il y a une véritable crise de l’université française tandis que d’autres affirment qu’au contraire celle-ci est actuellement en pleine expansion, vers un futur plus spécialisé, plus opérationnel et donc toujours plus calqué sur les missions de l’université française telles qu’elles ont été définies lors de sa création et de son développement. On peut donc dire que l’université française nage aujourd’hui entre agonie et résurrection.

Il est amusant pour les étudiants d’imaginer l’université du futur ; celle qu’ils ne connaitront pas mais qu’ils auraient adoré avoir et lorsqu’ils raconteront à leurs enfants le fonctionnement de l’époque, ceux-ci écarquilleront les yeux de stupéfaction sans comprendre comment de tels problèmes pouvaient exister.

Je vous raconte comment je vois l'université française à la date de 2030 : 


Un nouveau parcours pour l’étudiant

Depuis les années 2000, le système de diplôme n’a pas changé et fonctionne toujours sous la formule « LMD », à savoir une licence en 3 ans, un Master 1 suivit d’un Master 2, puis un Doctorat en 2 années d’étude. Le réel apport sous les 20 dernières années se trouve dans les stages pratiques. Ils sont aujourd’hui beaucoup plus poussés et valorisés qu’il y a 20 ans, ceci dans le but de professionnaliser nos filières d’enseignement et donc de favoriser les chances des étudiants de trouver un emploi sur mesure au terme même de leur cursus quel qu’il soit.

université futur

  • Licence 1 - Durée = 1 mois minimum - Notation = 20% du semestre 2 - réalisations : mémoire et soutenance
  • Licence 2 - Durée = 1 mois minimum - Notation = 20% du semestre 4 - réalisations : mémoire et soutenance
  • Licence 3 - Durée = 2 mois minimum - Notation = 50% du semestre 6 - réalisations : mémoire et soutenance + carnet de bord
  • Master 1 - Durée = 4 mois minimum - Notation = 80% du semestre 2 - réalisations : mémoire et soutenance + carnet de bord, suivi quotidien des référents et rapport noté des maîtres de stage
  • Master 2 - Durée = 4 mois minimum - Notation = 80% du semestre 4 - réalisations : mémoire et soutenance + carnet de bord, suivi quotidien des référents et rapport noté des maîtres de stage

Le système d’enseignement est novateur : sur les 20 dernières années, les amphis ont été rayés des emplois du temps et les cours magistraux se sont reconvertis avec les nouvelles technologies. En effet, la théorie occupe dès lors 40 % du programme d’un étudiant et est intégralement diffusée par PODCAST en ligne sur le réseau web universitaire. Le reste du temps étant partagé entre les TD (travaux dirigés) et TP (travaux pratiques), beaucoup plus ouverts sur la pratique et l’apprentissage en condition réelle.

Explication de cette nouvelle réforme : L’un des axes ciblé de l’échec universitaire concerne le travail en amphi. En effet, à l’image des cours de première année de droit dans les années 2010, on assiste à une massification étudiante entraînée dans un état d’inertie qui tire vers le bas le niveau de ce champ d’étude. L’action s’est donc portée sur une suppression des cours en amphi, contraignants, froids et très impersonnels. Les cours magistraux sont donc présents en vidéo, et leur pratique se fait en classe (30 personnes environ), en TD et TP dans lesquels les professeurs ont pu se reconvertir. L’apprentissage est, de ce fait, plus chaleureux, l’élève est plus encadré et le suivi est meilleur.

Le cursus reste général mais est complété par un grand panel d’options, disponibles grâce à la centralisation progressive de nos pôles universitaires. Ainsi, un nombre obligatoire d’options est à sélectionner, mais l’étudiant n’est limité dans le nombre à choisir, que part son emploi du temps.

Il peut donc parfaire sa formation avec les matières qu’il désire, toutes filières confondues, et peut s’il le souhaite s’inscrire a des tests d’aptitudes complémentaires qui seront spécifiés sur ses diplômes, enrichissant ainsi le curriculum vitae. La spécialisation est donc devenue un choix et non un parcours. Lors de leur inscription, les étudiants pourront choisir entre une formation internationale ou non-internationale. Dans le premier cas, certains cours seront exclusivement délivrés en anglais, leur permettant d’acquérir ainsi une « bi-formation ».


De nouveaux modules de cours

L’axe périphérique majeur mis en place dans ce nouveau mode universitaire est de favoriser le développement de la vie étudiante et des activités extra-universitaire. Outre, la mise à disposition de moyens humains et matériels sur des activités sportives, artistiques et intellectuels, deux grands projets sont nés au sein des pôles universitaires.

- Le BTC (Bureau de Travaux communs) : Ce bureau, sous l’autorité d’un conseil de supervisations, propose deux types de projets : Les PUD et les PUP.

- PUD ou Projet Universitaire Demandé : L’étudiant a la possibilité de proposer des projets au bureau, qui après vote de crédit et analyse de la pertinence du projet, aidera l’initiateur à trouver les acteurs et les structures, au sein du campus, avec lesquels il pourra travailler. L’étudiant devra fournir une feuille de route précise.

- PUP ou Projet Universitaire Proposé : Le bureau lui-même propose des appels d’offre pour participer à des travaux communs demandant la participation de nombreux étudiants de diverses filières. Les projets sont financés et pensés pour être viables sur les années suivant sa mise en œuvre, ouvrant de fait son propre remboursement.

Ces grands travaux communs ont pour but de tisser des liens entre tous les étudiants du pôle, et développer des projets d’envergure. Les PUP et PUD sont des projets officiels à spécifier dans un diplôme au même titre qu’un crédit universitaire ; une sorte de réalisation valorisante, synonyme d’un prestige particulier aux yeux du monde du travail.

· PDCG (Programme de Développement de la Culture Générale)

Ce programme est orchestré par des professeurs volontaires, et se divise en deux actions :

-    Par semaines thématiques organisées plusieurs fois dans l’année, des déplacements culturels sont organisés pour les étudiants, et feront objets d’études de cas pratiques.

-    Des intervenants du réseau universitaire sont invités pour animer des conférences en rapport avec une semaine thématique précise, et ce dans le seul amphi du pôle, prévu à cet effet.


Une réorganisation de l’Université à la Française

Depuis les 20 dernières années, et depuis La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), les UFR travaillent à se regrouper en pôle, pour simplifier le mode de fonctionnement, et concentrer les efforts autour d’un campus. Dès lors, tous les acteurs universitaires et de la vie étudiante sont présents sur le site pour créer un dynamisme positif à l’éducation. A l’échelle nationale, tous les pôles français sont jumelés et interagissent de façon totalement transparente. Chaque pôle possède le même cursus général, et peut se distinguer par des spécialités qui lui sont propres. A l’échelle internationale, chacun des pôles est en partenariat avec, au minimum, cinq écoles étrangères, de façon à favoriser les échanges étudiants.

Au sein du pôle même, l’élément moteur du changement de l’université sur ces dernières décennies est la réussite de la mise en fonction du « Réseau Public ». Une immense toile ou rentre en connexion les acteurs, services et entreprises publiques et semi-publiques. Le concept est que les étudiants de licence trouvent une voie d’accès facile et rapide pour leurs stages, que les entreprises trouvent une main d’œuvre gratuite, et en contre partie financent les études des stagiaires. Pour les Masters, on compte sur une rémunération, la contre partie se trouve alors dans une perspective d’avenir ouverte sur les partenaires concernés, une passerelle intéressante pour les futurs entrants sur le marché du travail. Un accord de mécénat arrangé ou tout un réseau se créerait.

Une cellule d’étude à été créé au sein des pôles, le CRSO (Centre de Recherche Statistique et d’Orientation), sous contrôle de l’INSEE et géré par des enseignants chercheurs. Il a pour finalité l’accompagnement de l’étudiant sur la gestion de la vie étudiante, ainsi que dans la préparation de son avenir.  Il apporte donc des statistiques permettant l’élaboration du « palmarès » des universités mis en place par Valérie PECRESSE il y a 20ans. Au jour d’aujourd’hui, ces études ont permis de dévoiler le taux (%) d’embauche des jeunes diplômés après licence, master ou doctorat, sur une période de 6, 12 et 18 mois.

Il est nécessaire qu’il y ait une « accomptabilité démocratique locale » et non pas seulement managériale, c’est-à-dire que les nécessaires comptes rendus opérés par les directeurs et dirigeants des universités envoyés régulièrement au ministère de l’enseignement supérieur doivent être augmenté de statistiques réalisés directement auprès des étudiants et des enseignants chercheurs, qui eux, principaux usagers, ne sont pas concertés lors de ses observations.

Il est donc nécessaire de faire des sondages, des enquêtes régulières, auprès de ceux-ci et ce de manière récurrente pour une meilleur optimisation des ressentis et une meilleur mesure de la qualité du service rendu.

Les pôles s’appuient sur l’utilisation de média pour communiquer sur les différents sujets universitaires. Une plateforme sur internet propose tous les services de son pôle, ou l’ont trouve par exemple les PODCAST, les annonces de stage, l’actualité du réseau, les conférences à venir, les appels d’offres… Aussi une chaîne TV universitaire accessible sur les campus, et commune à toute la France, rend compte de l’actualité, de la vie étudiante, ou encore des changements prévus dans le système universitaire.


Une centralisation géographique

La grande avancée de nos universités, c’est l’entière centralisation qu’elles connaissent. En effet, tous les facteurs sont réunis pour que la gestion d’un campus soit complète et simplifiée, pour que l’étudiant puisse avancer dans ses études avec un confort significatif, et qu’une réelle dynamique soit créée autour de ce lieu.

Au-delà, de la proximité créée entre l’étudiant et sa salle de classe, c’est tout un modèle de vie étudiante qui est pensé ; des lieux sont réservés aux activités extra-universitaires, tous les services nécessaires disponibles à portée de main, et un village implanté avec l’obligation pour les commerçants internes et avoisinants le pôle de favoriser l’emploi étudiant. 

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