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Revue du web : pour ou contre l'anglais à l'un...

Revue du web : pour ou contre l'anglais à l'université ?

Nous vous en parlions déjà la semaine dernière et vous n'avez pas pu passer à côté : le débat sur l'élargissement de la loi Toubon avec l'introduction de cours en anglais à l'université fait débat. Mardi, la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso, qui a proposé ce projet de loi, a estimé que ces débats relevaient d'une "formidable hypocrisie". En effet, pourquoi refuser aux universités ce que les grandes écoles pratiquent déjà depuis des années ? 

23 Mai 2013 à 11h44 | | 0 avis

Revue du web : pour ou contre l'anglais à l'université ?

Sur le web aussi, les avis sont partagés. Media Etudiant a fait le tour du web et a pioché parmi les messages pour faire le point sur les arguments des 2 camps...

L'anglais déjà très répandu dans les écoles

Que penser du projet de loi de Geneviève Fioraso, qui souhaite développer les cours en anglais à l'université ? Comme pour chaque réforme, les réactions de la part des "contre" sont passionnées. Pour certains, la culture française est profondément menacée par ce projet. Pour d'autres, l'anglais n'est que poudre aux yeux : il faudrait d'abord renforcer l'attractivité des diplômes.

Du côté des "pour", on estime notamment que cela attirerait davantage les étudiants étrangers. On ajoute que les écoles privées sont déjà nombreuses à dispenser des enseignements dans cette langue, alors pourquoi pas les facs ? Le Figaro Etudiant rappelle d'ailleurs que, selon une étude de l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) publiée mardi 21 mai, un professeur sur 4 a déjà donné des cours dans cette langue. Dans le domaine des sciences, le français serait même "déjà marginal". 


"Pas assez de profs bons en anglais"

Du côté des avis défavorables, les arguments sont variés. Olivier se demande par exemple "qui va s'y coller ?". Selon lui, "il n'y a pas assez de profs bons en anglais pour se permettre ça.". Un avis que semble partager Silbermond, en école d'ingénieurs : "Le fait est que les profs parlent souvent aussi mal anglais que nous, voire pire, et que ça n'ajoute rien, ni à l'apprentissage de l'anglais, ni à la maîtrise scientifique." Elle n'est toutefois par totalement fermée à cette réforme : "Si les cours étaient donnés par des anglophones ou au moins des gens qui maîtrisent la langue, par contre, ça change tout.".

Françoise, elle, semble piquée au vif par ce projet de loi : "La langue française est suffisamment battue en brèche par l'anglais ; ça suffit sauf si l'Angleterre et tous les pays de langue anglaise en font autant pour le français." Un souhait bien illusoire... Sur Twitter, JeanDubost est du même avis : "Je ne dois pas être le premier à le dire, mais l'enseignement en Anglais à l'Université, c'est la mort programmée de notre langue et culture." Enfin, plusieurs estiment qu'avant de vouloir parler anglais, les étudiants devraient d'abord à maîtriser le français. Un argument qu'on peut comprendre, à l'heure où les écoles se battent contre le faible niveau de grammaire et d'orthographe de leurs élèves.


Un plus grand rayonnement de nos universités

Et bien sûr, il y a aussi des "pour". Sur Twitter, FranckChefdor n'a pas de doute : "Oui au cours en anglais à l'université pour un plus grand rayonnement de nos universités - et de notre langue (oui c'est paradoxal !)". Gabriel050111 ajoute : "Pourquoi voudriez-vous qu'on continue à enseigner en français des disciplines qui se pratiquent en anglais ? On a jamais tué une langue en en apprenant une autre.". Pour Fonck1, cette loi est évidente : "il faudra bien comprendre que les français ne peuvent pas y couper" assène-t-il. 

Latin-Boy30, lui, pointe du doigt le retard très important des élèves français, qui leur coûte ensuite dans le milieu professionnel : "Seul 14 % des jeunes français arrivent à la fac en sachant parler anglais, contre 48 % des jeunes grecs et 85 % des jeunes suédois. Alors on pourrait appeler cela de la résistance, mais ce n'est pas vraiment de la résistance car ça fait manquer des opportunités dans un contexte de mondialisation."

Johan ne voit pas si loin et se penche surtout sur le rayonnement de nos facs : "si on veut attirer des étudiants étrangers, il faut avoir des cours en anglais. C'est pas ça qui mettra nos université au niveau de Harvard ou de Berkeley mais sans des cours en anglais on ne sera jamais au niveau des universités les plus prestigieuses du monde." A tisiphoné qui lui rit au nez en lui disant que "jamais la France ne sera au niveau de Berkeley, cours en anglais ou pas", il répond : "Même si l'on y sera jamais, cela doit être notre objectif, il faut aspirer à l'excellence, au prestige. Si on commence à se dire qu'on n'y sera jamais, non seulement on n'y sera jamais, mais on ne progressera jamais."

 

Crédits photo : © Beboy - Fotolia.com 

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