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Loi sur l'IVG : "Faire un enfant n'a jamais ét...

Loi sur l'IVG : "Faire un enfant n'a jamais été un devoir, mais un droit"

Le projet de loi espagnol visant à restreindre le droit à l'avortement à été le lieu de nombreuses polémiques ces derniers jours, et l'adoption de la loi "5 quinquies C" a suscité de nombreuses réactions. Cet article supprime la notion de "détresse" pour une femme qui demande l'IVG. Nous avons donc interrogé les étudiants sur ces deux faits. 

22 Janvier 2014 à 17h59 | | 1 avis

Loi sur l'IVG :

Julien, Alice, Raphaël et Marion, des étudiants en Sciences Po et Langues Etrangères Appliquées ont accepté de répondre à nos questions. 

L'Espagne évoque un projet de loi visant à restreindre le droit à l'avortement. La femme aura le droit d'avorter dans deux cas : en cas de danger physique ou psychologique et en cas de viol. Qu'en pensez-vous ?

Marion : Je pense que le droit d'avortement pour une femme est important et qu'on ne doit pas fixer de règles pour cela. Malgré les moyens de contraception qui existent de nos jours, une femme peut tomber enceinte et avoir recours à l'IVG.

Alice :  Je trouve honteux qu’on puisse revenir sur une loi aussi importante ! Comme si la question de l’IVG ne se posait que dans des cas extrêmes ! C’est une façon de supprimer la loi : les cas comme ceux-là concernent un minimum de femmes.

La plupart des femmes qui avortent, le font parce qu’elles ne veulent pas d’enfant, ou qu’elles ne peuvent pas en assumer la charge à ce moment-là. Même si elle n’a pas été violée, une femme a le droit de choisir quand elle a un enfant, et c’est bénéfique pour tout le monde : quelle serait la conséquence pour l’enfant s’il naissait ? 

 

"Je trouve honteux qu'on puisse revenir sur une loi aussi importante ! Comme si la question de l'IVG ne se posait que dans des cas extrêmes ! "

 

Raphaël : Je trouve qu’on prend le problème dans le mauvais sens ! Les accidents existent ! Ça voudrait donc dire que les libertés seraient bafouées, je trouve ça dangereux même ! Ce sont ceux qui se disent qui ont ce genre de pensées « révisionniste ». Ils veulent « laisser »  le désir de Dieu s’opérer… si on va dans ce sens, un enfant de viol est aussi la volonté de Dieu. Non moi je crois qu’on marche sur la tête !

Maxime : C'est n'importe quoi, la femme a le droit de choisir ce qu'elle veut faire de son corps. 


Vous sentez-vous concerné par ce débat quelque soit votre sexe ?

Marion :Oui et non, cette loi concerne l'Espagne et non la France.

Alice : Oui, je me sens concernée en tant que femme qui peut le vivre un jour. Mais on peut être concerné par ce débat qu’on soit un homme ou une femme. On a bien vu ce que ça donne quand l’IVG est interdit : les femmes se font avorter dans l’illégalité, sans hygiène, elles risquent leur vie, des médecins vont en prison… C’est une vraie question de société.

 

"Un enfant ça se fait à deux ! On n'a que trois mois pour avorter, c'est déjà une restriction ! "

Raphaël : Bien sûr ! Un enfant ça se fait à deux ! On n'a que 3 mois pour avorter, c’est déjà une restriction ! C’est bien suffisant !

Maxime : Pas tellement.


Pensez-vous que cette polémique autour de l'IVG constitue un retour en arrière, et une remise en cause des acquis ?

Marion : Oui, surtout un retour en arrière. Des femmes se sont battues pour obtenir ce droit et il est désormais remis en question. Dans le monde où nous vivons actuellement il est inconcevable de supprimer cette loi.

Alice : Complètement. Cette loi est passée il y a des années, on ne devrait plus en parler. L’IVG n’est pas seulement une loi, c’est un droit, et on ne peut pas remettre en question un droit.

"Dans le monde où nous vivons actuellement, il est inconcevable de supprimer cette loi"

Raphaël : Bien évidemment. Des gens se sont battus pour avoir ce droit, c’est comme si on voulait réinterdire le droit de vote des femmes, c'est la même chose.

Maxime : Oui. On retourne au Moyen-Âge.


Dimanche dernier des manifestants de la « marche pour la vie » ont défilé dans les rues pour combattre l'IVG. Pensez-vous que le droit à l'IVG en France est en danger ?

Alice : Non je ne pense pas, une minorité de gens pense combattre contre l'IVG est généralement ce sont les mêmes personnes qui se sont battues auparavant. Certaines personnes ne savent pas évoluer avec leur temps et restent sur des croyances datant des siècles passés.

Marion : Ce qui fait peur, c’est qu’on a l’impression que cette remise en cause est de plus en plus forte, et que les gouvernements sont de moins en moins prompts à protéger cette loi. Les hommes politiques semblent mal à l’aise vis-à-vis de cela.

La France est encore imprégnée de sa culture judéo-chrétienne, et il est encore difficile de ne pas ressentir une culpabilité à demander le droit de choisir ce qu’on fait de son corps.

"La France est encore imprégnée de sa culture judéo-chrétienne, et il est encore difficile de ne pas ressentir une culpabilité à demander de choisir ce qu'on fait de son corps"

Raphaël : « Marche pour la vie… », c’est comme les manifestation contre le mariage pour tous. Personnellement je trouve ces manifestations absurdes ! C’est comme si on manifestait contre les droits de l’homme !!

Maxime : Oui mais je ne crois pas qu’un tel projet de loi (comme en Espagne) pourra être mis en place. 


L'assemblée nationale vient de voter un article controversé, le fameux « 5 quinquies C », en avez-vous entendu parlé ?

Marion : Non.

Alice : Très peu.

Raphaël : Franchement non.

Maxime : Non.


La suppression de la notion de « détresse » peut-elle avoir un impact sur le statut de l'avortement en France ?

Marion : Non, une femme a recours à ce moyen non pas par envie, mais par désespoir car elle ne peut simplement pas assumer sa grossesse. Aucune femme ne tombe enceinte par le plaisir et souhaite se faire avorter par la suite ! Rien ne changera au fait que cette étape doit être pénible.

Alice : Je ne pense pas que cela puisse avoir un impact sur le statut, par contre sur les mentalités, oui. L’idée que l’avortement ne soit là que pour sauver de situations extrêmes comme un viol, par exemple, est omniprésente.

Mais on accepte encore mal l’idée qu’une femme se fasse avorter simplement parce qu’elle ne veut pas d’enfants, ou qu’elle ne peut pas l’assumer. Les femmes ont encore beaucoup de culpabilité autour de ça, et enlever cette notion de détresse peut permettre de déculpabiliser certaines femmes. Ce qui ne veut pas dire que l’avortement est quelque chose de facile à faire, et qu’on le banalise !

"Faire un enfant n'a jamais été un devoir, mais un droit !"

Raphaël : Je trouve que cet amendement arrive trop tard, on aurait dû le faire depuis le début !  Faire un enfant n’a jamais été un devoir mais un droit !

Maxime : Oui. C'est le début : on commence à poser des notions de conditions à l'avortement. Il ne devrait avoir qu'une condition : le choix de la mère.

Les avis sur cet article
Peter

20 / 20

Quand comprendrez-vous que tuer votre bébé n'est pas disposer de votre corps ? Il ne s'agit pas du vôtre mais du sien !
Par

Peter

- le 23 Janvier 09h16
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