Les Dossiers du Mois :

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

APB 2017

Réussir la procédure APB 2017 :

➜ Voir le dossier

 

Étudier à l'étranger

Comment partir étudier à l'étranger ?

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Anglais à l'université : Shakespeare 1, Moli...

Anglais à l'université : Shakespeare 1, Molière 0

La loi sur l'élargissement des cours en anglais à l'université a été votée à l'Assemblée au terme de deux heures de débat enflammé.

24 Mai 2013 à 11h29 | | 0 avis

Anglais à l'université : Shakespeare 1, Molière 0

L'université en anglais

C'est enfin fait. L'Assemblée nationale a voté hier, jeudi 23 mai 2013, la loi sur l'enseignement en langues étrangères notamment en anglais. Au terme de deux heures de discussion, la majorité des députés présents dans l'hémicycle a voté, à main levée, en faveur de cet article 2 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, présenté par Geneviève Fioraso, la ministre de l'Enseignement supérieur.

Cependant, de nombreux députés étaient opposés à cette mesure. La ministre a tenu à les rassurer : "Il ne s'agit, en aucun cas, de remettre en cause la primauté de l'enseignement en français ou la défense de la francophonie". Elle a ajouté : "Il s'agit au contraire d'élargir le socle de la francophonie auprès des jeunes, notamment des pays émergents, qui, aujourd'hui, ne viennent pas dans notre pays."


Une loi controversée

Speak or don't speak english ? Ce n'est pas nouveau, les Français sont les cancres internationaux des classes d'anglais. Ce qui n'empêche pas les nouvelles générations de vouloir s'internationaliser. L'anglais est devenu indispensable dans certains domaines, comme le commerce ou la finance et les étudiants en ont bien conscience.

Les opposants à la loi, qui sont autant de gauche que de droite, craignent une marginalisation du français, actuellement cinquième langue au monde. Que serait la France sans son français ? La ministre de l'Enseignement supérieur leur répond : "En 10 ans, la France est passée du 3ème au 5ème rang en termes d'accueil d'étudiants étrangers." Selon elle, pour rendre la France plus attractive, il faut rendre possible l'enseignement en langue étrangère.

Cependant, Madame la Ministre : est-ce vraiment judicieux de vouloir faire venir des étudiants étrangers en France... pour leur parler en anglais ? Ne viennent-ils pas plutôt pour apprendre le français ?


Et les étudiants français ?

Il est très gentil de la part de la ministre de vouloir accueillir comme il se doit les étudiants étrangers. Mais que fait-on des étudiants français ? Vouloir leur apprendre enfin l'anglais à l'université est très bien, mais ne serait-il pas plus intéressant de l'enseigner dès la primaire ? Ne devrait-on pas s'assurer que tous les collégiens ont effectué un voyage en pays anglophone pendant leur scolarité, (ce qui est loin d'être le cas) ? Enfin peut être qu'il serait plus intéressant et plus enrichissant pour les étudiants d'instaurer dans leur cursus universitaire, un semestre ou un an à l'étranger, dans un pays anglophone par exemple ?

Finalement, la mesure de Madame Fioraso ne concernera qu'une petite partie d'étudiants inscrits dans des filières très spécifiques alors qu'il faudrait au contraire reconstruire entièrement l'enseignement des langues depuis la primaire.


Un feu de paille

Finalement, il n'y a pas vraiment lieu de s'inquiéter pour le français. Il suffit pour cela de jeter un oeil de l'autre côté de l'Atlantique, chez nos amis québécois. Il se trouve que le Québec est un des rares Etats qui entretient deux réseaux d'enseignements universels. Ainsi deux majorités nationales d'intégration cohabitent dans un même espace.

C'est pourquoi non seulement les Québécois parlent bien mieux anglais que nous (ils le pratiquent couramment), mais ils parlent également mieux français. Il n'y a qu'à prendre exemple.

Crédits : © Atlantis -  razihusin - Fotolia

Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis