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Jeune créateur : un rêve pas si inaccessible

Jeune créateur : un rêve pas si inaccessible

 

28 Juin 2010 à 11h08 | | 0 avis

Jeune créateur : un rêve pas si inaccessible

Les 23 et 24 juin, Lyon vibrait à l'heure de entrepreneuriat. A l'occasion de la septième édition du salon des Entrepreneurs Rhône-Alpes, créateurs et dirigeants d'entreprise se sont penchés sur les jeunes qui ont envie de se lancer dans l'aventure. Retour sur une conférence riche en révélations.



 

« Créer quand on est jeune : une force ou une difficulté? ». Dans une salle bondée, étudiants et jeunes diplômés se pressent pour trouver une place. La conférence va bientôt démarrer et l'excitation est palpable. Aujourd'hui, des intervenants représentatifs de l'entrepreneuriat sont là pour répondre aux interrogations et partager leurs expériences. Dominique Restino, fondateur de Moov Jee, le mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs ouvre le bal : « Selon un sondage Moov Jee Opinion way, 1 jeune sur 2 souhaite créer sa boîte (sic). Cette génération Y qui veut changer le monde se révèle une chance pour nous!, s'enthousiasme-t-il. Vous représentez le potentiel de notre pays ».

 

Anthony Arsac, associé de Entreprendre, c'est possible, lui emboîte le pas: « 125 000 jeunes de moins de 25 ans, créent leur entreprise dont trois quarts sont issus du secondaire ». Preuve s'il en fallait que l'entrepreneuriat n'est pas nécessairement une affaire de bagage scolaire mais aussi et surtout de motivation.

 

Etre jeune et créer son entreprise ne sont pas indissociables

 

Dans la salle, les jeunes boivent leurs paroles plus qu'encourageantes, face au déploiement des aides dont ils disposent : « Notre mission au CIDFF c'est d'accompagner les femmes dans cette aventure. Elles sont plus preneuses de conseils et sont très attentives à réussir l'insertion de leur projet professionnel dans leur vie. Malheureusement, seulement 30% d'entre elles sont créatrices d'entreprises sur Lyon et les décideurs publics ont conscience du décalage », explique Sandrine Collot, responsable secteur création d'entreprise au CIDFF du Rhône.

 

Pour les autres, la Région et des associations d'accompagnement existent, à l'instar de Mouv Jee. Autant de coup de pouce qui ont permis à certains de se lancer comme Frédéric Mugnier, lauréat du prix Mouv Jee, fondateur de Faguo Shoes : « Je suis étudiant à l'EM Lyon et on a eu envie de se lancer avec des camarades de promo. On a cherché à voir des gens pour nous conseiller et nous aider à concrétiser le projet ».

 

Il faut se faire accompagner et bien ficeler son projet

 

Mais attention, se lancer dans la création en parallèle de ses études n'est pas chose aisée : « Certaines formations ne prennent pas en compte le développement de la personne. Et si dans une promo 80% des étudiants fantasment sur un poste dans de grands groupes, il y a 20% d'aventuriers qu'il faut inciter à se lancer », souligne Joseph Lieto professeur et directeur de l'école polytechnique universitaire de Lyon I.

 

Et lorsque l'on se jette à l'eau, gare à bien préparer son projet. « L'étape la plus importante en création, c'est l'étude de marché mais quand on est jeune, on a tendance à griller les étapes. On pense plus au logo ou au site Internet alors que tout cela est secondaire, précise Frédéric Mugnier. Et même si c'est un challenge risqué, on apprend énormément, même s'il se solde par un échec. Pour moi, c'était au pire, la perte de mon prêt étudiant, mais il faut se lancer. Etre jeune, c'est une part d'inconscience qui peut être un plus ».

 

Quid du dangereux banquier et du financement? Hervé Sultana, Coordinateur territorial de Lyon, ville de l'entrepreneuriat, l'affirme : « Face au banquier, mieux vaut avoir bien ficelé son projet et être entouré d'associations ou d'experts. Vous serez plus crédible et vos soutiens seront vos meilleures garanties ».

 

Stéphanie Perrin

 

Crédits : float/ljleavell

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