Les Dossiers du Mois :

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

APB 2017

Réussir la procédure APB 2017 :

➜ Voir le dossier

 

Étudier à l'étranger

Comment partir étudier à l'étranger ?

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Aymeril Hoang : " Un cabinet de ministre, c'est...

Aymeril Hoang : " Un cabinet de ministre, c'est un peu comme une start up"

Aymeril Hoang a passé plusieurs années aux Etats-Unis avant de revenir en France pour travailler aux côtés de Fleur Pellerin. Aujourd'hui, il se lance dans un nouveau projet...

08 Avril 2014 à 12h36 | | 2 avis

Aymeril Hoang :

Tout d'abord, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J'ai une formation en économie et en droit, avec un peu de maths et d'informatique. J'ai commencé à travailler dans les Télécom en 1999 au moment de l'ouverture à la concurrence. Puis j’ai rejoint Bercy au ministère de l'Economie, à la direction de la concurrence. Je suis ensuite parti aux Etats-Unis en 2005, à l'âge de 29 ans.


Comment avez-vous fait vos premiers pas dans le secteur du web ?

J'ai pratiqué le web intensément depuis les années 90. Au niveau professionnel, j'ai peu eu affaire à des dossiers liés au web, à des applications ou à des sites. C'est à mon arrivée aux Etats-Unis que je me suis vraiment plongé dedans. J'ai travaillé à San Francisco et à Palo Alto. Je suis arrivé début 2005, au début de ce que l'on a appelé le web 2.0 et l'émergence de nombreuses applications. A ce moment-là, j'ai commencé à tester tout ce qui sortait. Au début, j’effectuais un travail de veille pour de grands groupes, puis je me suis rapidement concentré sur l’accompagnement de start-up françaises dans la Silicon Valley.

"Avant, il fallait convaincre les start-up françaises de venir s’exposer à la Silicon Valley. Aujourd’hui, c’est devenu un réflexe pour les entrepreneurs français du web."


Vous avez passé plusieurs années aux Etats-Unis. Pour quelle raison ?

Je suis resté 6 ans aux Etats-Unis, 4 ans à San Francisco et 2 ans à Washington. A San Francisco, j'accompagnais des start-up, dans le web, le numérique ou les télécoms. Elles savaient que leur marché était mondial et voulaient se confronter à leurs concurrents américains dans la Silicon Valley pour solidifier leur stratégie produit, leur stratégie de distribution, créer de nouvelles opportunités... Certaines recherchaient des fonds en Europe ou aux Etats-Unis et voulaient s’immerger dans l'écosystème unique au monde de la Silicon Valley. Mon rôle consistait à les aiguiller correctement et à leur faire gagner du temps en termes de rencontres et d’évolution de leur vision. A l’époque, il fallait convaincre les start-up françaises de venir s’exposer à la Silicon Valley. Aujourd’hui, je crois que c’est devenu un réflexe pour les entrepreneurs français du web.


Qu'est-ce que cela vous apporté ?

Aux Etats-Unis, j’ai développé un certain nombre de compétences en termes de stratégie de distribution, stratégie produit... Je me suis également familiarisé avec la levée de fonds, qui est un exercice très particulier. Il faut appliquer des codes assez précis en matière de présentation. Tout va très vite et les meilleurs investisseurs en capital risque voient des milliers de projets chaque année. Ils portent des jugements extrêmement rapides sur les projets qu'on leur soumet. Il ne faut donc pas se rater en termes de clarté et de lisibilité. Une grosse partie de mon travail était donc d'aider les start up françaises et européennes à être dans les clous de ces codes. Et nous regardions aussi de manière approfondie comment s’y prenaient leurs concurrents les plus proches.

"La levée de fonds est un exercice très particulier qui nécessite d'appliquer des codes précis pour convaincre rapidement les investisseurs."


Pourquoi être finalement revenu en France ?

Je suis revenu en France pour rejoindre une start up internet qui venait de se créer, dans la gestion immobilière. C'et un secteur très archaïque avec un fort taux d'insatisfaction client. L'idée était de révolutionner totalement la relation client, l'interaction, les process en interne, pour que les gens soient contents et qu'ils paient moins cher. Pour cela, on s'est appuyé au maximum sur le web, le mobile, les applis, etc. On a lancé notre start up directement sur le marché final tout en faisant une levée de fonds.


Vous avez ensuite rejoint le cabinet de Fleur Pellerin. Quelles étaient vos missions ?

Cela a un peu évolué au fil du temps. Au début, j'étais chargé de tout ce qui était innovation et économie numérique au sens large. Je m'occupais de tout ce qui concernait le soutien au développement des start up, notamment tout l'environnement qui leur permet d'aller plus vite : se faire financer, bénéficier d’avantages réglementaires, etc. J'ai également travaillé sur la transformation numérique de l’Etat.

Le plus important pour Fleur Pellerin et son équipe est ce qu’elle appelle "la start up République", c'est-à-dire mettre le paquet sur la croissance, sur le développement des start up, pour en faire des champions mondiaux parce que c'est là qu'est le potentiel en termes de création de valeur, de création d'emploi, d'innovation et de compétitivité hors prix de la France.

J'ai aussi passé beaucoup de temps sur l'attractivité économique de la France et de son caractère innovant. Il faut marteler aux start up et aux grands groupes étrangers qu'en Europe et en France, nous avons un écosystème numérique, la "French Tech", avec de grands talents, des entrepreneurs, des développeurs, des gens qui fondent des start up et qui innovent, qui bouleversent tous les repères habituels, les marchés... et qui prennent les parts de marché d'acteurs qui n'innovent plus, réagissent trop lentement ou ne sont plus à la page de ce que les technologies permettent d'accomplir en termes de progrès social.

Nous avions aussi pour tâche de mobiliser l’écosystème en France pour que l'on sorte de cet esprit de "french bashing", d'auto-dénigrement et qu’il porte une voix positive et optimiste.

"C'est sur les start up que reposent la création de valeur, la création d'emploi, l'innovation et la compétitivité hors prix de la France."


Que vous a apporté cette expérience ?

Cela m'a permis de mesurer la diversité de l'écosystème, sa richesse, son dynamisme et de rencontrer un certain nombre de jeunes entrepreneurs de talent. Cela m'a donc encore plus immergé dans cet écosystème que je connaissais déjà bien. Cela m'a aussi permis de découvrir la difficulté de l’exercice politique et administratif. Un cabinet de ministre, c'est un peu comme une start up : il faut vendre son produit à l'écosystème, à ses collègues, à l'administration qui nous soutient... Mais l'exercice du pouvoir est évidemment plus subtil et plus compliqué qu'on pourrait le penser.


Aujourd'hui, quelles sont vos activités ?

Aujourd'hui, je travaille sur un projet lié à l'accompagnement des start up et à une meilleure implication des grandes entreprises dans leurs relations avec celles-ci. D'un côté, les start up ont besoin, pour avancer plus vite, de lever au quotidien un certain nombre de points de blocage, d'être très opérationnelles comme très stratégiques. Pour cela, elles doivent s’exposer fortement auprès d’acteurs extérieurs : grandes entreprises, entrepreneurs expérimentés, experts, etc.

De l'autre, les grandes entreprises doivent constamment se renouveler, innover plus et, pour cela, être en prise avec les start up. Les entreprises qui réussissent sont celles qui ont développé des relations extrêmement structurées dans l'écosystème avec les start up. Mon objectif est de faire se rejoindre ces deux besoins.


Dossier sponsorisé par nos partenaires :

SUP DE PUB 

Sup de Pub est la grande école de communication, publicité et marketing du groupe INSEEC. Elle propose 4 filières à partir du niveau bac +3 entièrement dédiées au digital, pour les marketeurs, les littéraires, les créatifs ou les étudiants qui ont un projet d'entreprise. 

 

Interview | Site

ECITV 

L'ECITV est la grande école parisienne des métiers d'Internet et de la Télévision. Elle propose aux étudiants des formations de Bac à Bac+5, préparant de manière complète et polyvante aux principaux métiers de ces 2 secteurs.

 

Interview | Site

IFOCOP 

L'IFOCOP est un institut de formation spécialisé dans les métiers du tertiaire qui forme plus de 2 000 stagiaires par an. Il propose plusieurs formations en web et digital : développeur, community manager, webmarketeur...

 

Site | Témoignage

Les avis sur cet article
franz

20 / 20

Hello mister aymeril, mais du coup c'est qui ton nouvel employeur? t'es freelance ou t'es dans une structure établie?
Par

franz

- le 09 Avril 17h45
Philippe NAHOUM

20 / 20

Bravo à vous et je suis convaincu que votre projet sera une réussite, car il a du sens et il est remarquablement bien porté. Je travaille depuis des années sur ces sujets en tant que Président de la Filière de l'Economie Numérique en Région Languedoc Roussillon (NOVAE LR) et pour le projet Montpellier FrenchTech. De ce fait je reste à votre disposition pour vous aider si besoin et pour collaborer en toute amitié. A bientôt Philippe NAHOUM Choosit / NOVAE LR
Par

Philippe NAHOUM

- le 09 Avril 15h18
Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis