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Interdiction d'être "ami" avec son professeur ...

Interdiction d'être "ami" avec son professeur sur Facebook

Grande première pour internet et les réseaux sociaux, Facebook en tête : un projet de loi du sénat américain entrera en vigueur le 28 août prochain et interdira tout contact entre un professeur et ses élèves via un site internet ou une plate-forme communautaire quelle qu’elle soit. Quelles sont les motivations de ce texte ? Quelles conséquences ? Et quelles sont les possibilités de le voir à l’œuvre en France? Faut-il ou non interdire les liens virtuels entre les enseignants et les élèves ?

02 Aout 2011 à 13h33 | | 0 avis

Interdiction d'être

Interdiction d’être « ami » avec son professeur

« Ils sont fous ces américains » me diront certains mais, ce n’est pas une blague : une loi signée par Jay Nixon, le gouverneur de l’Etat du Missouri, viendra interdire tout contact entre un étudiant et son professeur sur un site internet ou une plate-forme communautaire.

A l’heure où le principal concerné, Facebook, devient un véritable outil pédagogique, ce dernier subit les craintes soulevées par le rapprochement entre un enseignant et son élève. Pourtant les exemples sont nombreux d’ « amitiés » entre un chanteur et ses fans, un patron et ses employés ou un enseignant avec ses élèves. Et c’est justement ce dernier lien qui dérange les autorités du Missouri aux États-Unis.

Le texte précise dans la forme que « toute action de réseautage social est proscrite entre enseignants et étudiants. » Le but est de définir clairement la frontière entre les deux pour ainsi n’interdire que seul le contact via les réseaux sociaux. Les professeurs pourront toujours créer des pages où les élèves auront un accès public.

Les enseignants et élèves de l’Etat devront donc mettre à jour leurs contacts, sous peine d’être sanctionnés, et l’ensemble des établissements auront l’obligation de mettre à jour leurs règlements intérieurs.

L’objectif d’une telle mesure est justifiée outre atlantique par la nécessité de redéfinir la frontière des liens à ne pas dépasser entre les deux et d’éviter les dérives possibles de Facebook et des autres réseaux.


Des avis partagés sur la question

Ceux qui sont en faveur de la loi :

Pour nombres d’enseignants et même d’élèves, les dérives seraient nombreuses. Facebook nuirait aux résultats scolaires au même titre qu’il servirait à licencier les employés dans le monde du travail.

D’autres n’hésitent pas à évoquer les possibles dérives sexuelles et les problèmes de confidentialités que posent ces réseaux sociaux. Et pour certains, il n’y aurait aucun intérêt à entretenir des liens avec son professeur à l’extérieur de l’établissement ; d’où la nécessité de les interdire ou de les encadrer juridiquement.

Ceux qui sont contre la loi :

Les critiques sont nombreuses. Entre ceux qui rappellent l’intérêt pour les élèves de rester en lien privilégié avec son professeur, ne serait-ce que pour les cours ou pour avoir un soutien vers lequel se tourner en cas de besoin (scolaire ou personnel), et ceux qui y voient l’opportunité de se servir de la technologie pour améliorer les résultats des élèves.

Les cours via Facebook apparaissent et beaucoup soulignent la rapidité d’échange que permet ce type de réseau social où, finalement, les amitiés ne sont que virtuelles. Les réfractaires au projet de loi rappellent aussi qu’il appartient à chacun d’être clair sur son comportement et sur les relations qu’ile entretient avec ses contacts. Et pour les plus jeunes élèves, rien n’empêche les parents de vérifier les connexions et les communications de leurs enfants.

 


Est-il possible de voir une telle loi en France ?

La situation reste plus ouverte en France et les établissements se servent de plus en plus des réseaux sociaux pour discuter et proposer des contenus de cours et de Facebook pour recruter.

Les pages Facebook d’établissements et de réseaux d’anciens élèves sont de plus en plus nombreuses et leurs adhérents tout autant. A noter aussi que les dérives sont peut-être moins nombreuses qu’aux Etats-Unis. Peu de chance donc, pour le moment, de voir aboutir une telle loi en France avec notamment l’action de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

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