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Ingénieur = geek ? 3 étudiants de l'ENSGSI no...

Ingénieur = geek ? 3 étudiants de l'ENSGSI nous répondent

Dans le cadre de notre dossier "les ingénieurs sont-ils des geeks ?", nous avons interviewé 3 élèves de l'ENSGSI, l'Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes Industriels. Philippe, Nicolas et Thibaud nous expliquent ce que représente un "geek" à leurs yeux, s'ils se considèrent comme tels et nous parlent de l'origine de cet a priori selon eux...

15 Juillet 2013 à 14h40 | | 0 avis

Ingénieur = geek ? 3 étudiants de l'ENSGSI nous répondent

>> Revenir au dossier "Les élèves ingénieurs sont-ils tous geeks ?"

Tout d'abord, quel est votre parcours ?

Philippe : Bac S, option Sciences de la Vie et de la Terre, puis prépa intégrée au sein de l'ENSGSI.

Nicolas : Je suis d’abord passé par les CPP (classes préparatoires polytechniques), mais je n’ai pas aimé l’idée de classement final. J’ai donc passé le concours GEIPI Polytech, puis intégré la prépa intégrée à mon école actuelle.

Thibaut : Bac S, option Sciences de l'ingénieur, puis prépa intégrée au sein de l'ENSGSI.

Quelle définition donneriez-vous au terme "geek" ?

Philippe : Le terme geek représente pour moi une catégorie de personnes. Au-delà de la définition actuelle du mot qui est devenue un peu désuète et faible de sens, un geek est pour moi un expert amateur dans un domaine. Expert car il possède des connaissances très poussées dans un domaine précis que ce dernier soit scientifique, en rapport avec l’Histoire ou même la littérature. Amateur parce que le geek fait rarement de sa passion son métier. De nos jours, la plupart des geek le sont sur le domaine informatique, mais par l’étymologie du terme, "geek" englobait la totalité des personnes vivant leur passion à très haut niveau.

Nicolas : Pour moi, un geek est quelqu’un qui s’intéresse à un domaine en particulier, que ce soit les jeux vidéo, l’informatique (comme une grande partie des personnes actuelles le pensent) ou encore la mécanique, l’art ou la cuisine. Quelqu’un qui est très pointilleux dans ce domaine et qui cherche à en savoir plus continuellement.

Thibaut : Un geek est un personne adepte des nouvelles technologies, ayant une culture underground orientée jeux vidéos, logiciels mythiques, et médias. Un geek est assez en avance sur son temps technologique, il se tient au courant des nouveautés. Aussi, un geek est un bidouilleur informatique. Le geek n'est toutefois pas un consommateur de nouvelles technologies. Il est acteur, puisqu'il se sert de ces nouveaux moyens pour créer, s'exprimer.

- Vous considérez-vous comme un amateur de nouvelles technologies ? Si oui, 
iriez-vous jusqu'à dire que vous êtes "geek" ? Pensez-vous que vos proches vous 
considèrent comme tel ?

Vous considérez-vous comme un amateur de nouvelles technologies ? Si oui, iriez-vous jusqu'à dire que vous êtes "geek" ? Pensez-vous que vos proches vous considèrent comme tel ?

Philippe : Je suis un amateur de nouvelles technologies dans la mesure où celle-ci ont une réelle utilité dans ma vie de tous les jours. Je ne suis pas vraiment intéressé par des technologies qui n’ont aucun impact sur ma vie. Ainsi, selon ma définition du mot geek, je ne me considère pas comme tel puisque je n’ai pas une maîtrise exceptionnelle ni même des connaissances exceptionnelle en nouvelles technologies. Cependant, au vu de la vulgarisation de ce mot, la plupart de mes proches me considèrent comme un geek pour le simple fait que je passe beaucoup de temps devant mon ordinateur, que ce soit pour des activités consommatrices (regarder des vidéos par exemple) ou des activités productrices (faire de la vidéo ou de la musique électronique).

Nicolas : Oui, je me considère comme amateur de nouvelles technologies. Je m’intéresse à tout ce qui est multimédia mais aussi à ce qui touche le domaine plus récent des imprimantes 3D, des FabLabs et de ce qui s’amène à l’Open Source. J’irai même jusqu’à dire qu’en effet, je suis un « geek » dans cette catégorie. Je me tiens à jour quant aux nouveautés dans ces domaines et je veux être capable de les maîtriser sur le bout des doigts.
Mes proches, que ce soient mes amis ou ma famille, me considèrent comme un « geek » ou quelque chose qui s’en approche. Mais pas dans le sens péjoratif du terme. Plutôt dans le sens de quelqu’un à qui on peut faire confiance dans la matière et à qui on peut aller poser des questions pour d’informer.

Thibaud : Je ne me considère pas comme un amateur de nouvelles technologies, mais comme utilisateur de nouvelles technologies. Je n'apprécie pas la technologie en elle-même, mais ce qu'elle permet de faire, ce qu'elle représente. Si elle n'a pas un usage humain, elle ne m'interresse pas. Je n'aime pas la technologie pour la technologie. Pourtant, je me considère comme geek, puisque ces moyens sont une nouvelle source d'activités, d'expression, de création. Mes proches me considèrent comme un geek et ont une représentation floue de ce que c'est. C'est un monde parallèle pour eux.

Selon vous, les élèves ingénieurs sont-ils en majorité des geeks ?

Philippe : Je n’ai pas le sentiment que les élèves ingénieurs soient en majorité des geek. Être geek est un investissement à presque corps perdu dans sa passion et peu nombreux le sont. Ainsi, il n’y a pas plus de geeks élèves ingénieurs que de geeks étudiants en lettre ou en droit.

Nicolas : Oui et non… Ca dépend des élèves et de leur formation. Faire des études dans l’ingénierie informatique par exemple va demander (en général) beaucoup d’implication de la part des élèves, qui s’intéresseront alors beaucoup à la programmation ou aumultimédia (i.e tout ce qui touche à l’informatique). Dans ce cas ce seront en majorité des geeks, puisqu’ils seront très pointilleux sur le domaine et pourront répondre à presque toutes les questions que l’on pourrait leur poser (j’ai pris cet exemple car mon meilleur ami est élève ingénieur dans une école d’informatique et c’est ce qui ressort de nos conversations). 
Dans d’autres cas, tel que dans les écoles d’ingénieurs généralistes, tous les élèves ne peuvent pas vraiment être considérés comme des geeks. Certains seront des « touche à tout », en s’intéressant à plusieurs choses en même temps, alors que d’autres chercheront à devenir les meilleurs dans un domaine en particulier.  De là, la différenciation entre les geeks et ceux qui ne le sont pas.

Thibaut : Non. De ce que je connais, peu d'élèves ingénieurs aiment passer du temps derrière un écran, sauf pour consommer des émissions télé pour se déconnecter le cerveau. Être geek est une hygiène de vie ! Cela demande d'être actif et non passif !

D'après vous, d'où vient cet a priori ?

Philippe : Cet apriori vient surement de l’amalgame et de la vulgarisation fait sur le mot geek. Être geek aujourd’hui c’est juste passer du temps devant l’ordinateur et jouer au jeux vidéo, ce que font peut être plus les élèves ingénieurs que les autres étudiants.

Nicolas : Sûrement d’une généralisation qui a perduré depuis un certain temps maintenant. Etre ingénieur demande beaucoup d’implication de la part des élèves, c’est vrai, mais tous ne vont pas jusqu’à s’intéresser à fond dans un domaine en particulier. Cet a priori découlerait donc d’une vision assez restreinte des élèves ingénieurs, qui se serait ensuite propagée. Celle-ci disparaît cependant petit à petit : une grande partie de mes camarades ne sont pas perçus comme des geeks par les autres personnes. Il n’y a vraiment qu’une petite fraction de ceux-ci qui sont encore appelés ainsi, ce terme étant alors utilisé dans un sens plutôt mélioratif que péjoratif

Thibaut : La fonction d'ingénieur est vue comme une fonction technique, on oublie le côté humain qui fait partie de ce rôle de manager. Cette vision restreinte lie l'ingénieur à la technique sans lui donner d'âme, c'est sans doute ce qui fait passer les élèves ingénieurs pour des geeks.

Plus d'infos sur l'ENSGSI : www.ensgsi.univ-lorraine.fr

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