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Reportage : le conflit en Syrie vu par les étu...

Reportage : le conflit en Syrie vu par les étudiants en Sciences Po

Depuis les printemps arabes, les évènements en Syrie n'ont cessé de se multiplier, immergeant le pays dans une situation sans précédent. Deux ans après la révolution, le pays ne parvient toujours pas à se relever et, pire, est en proie au terrorisme. 

18 Septembre 2013 à 18h45 | | 0 avis

Reportage : le conflit en Syrie vu par les étudiants en Sciences Po

Certains pays se sont prononcés, à l'instar de Barack Obama, en faveur d'une intervention militaire. La France a soutenu cette proposition, estimant que le pays ne pouvait d'une part demeurer indifférent face au conflit syrien et, d'autre part, se devait d'intervenir afin de mettre un terme au conflit.
L'équipe digischool média est donc allée à Sciences Po Lyon, afin d'y recueillir l'avis personnel des étudiants sur la question du conflit en Syrie et sur la prise de position de la France.  

Que pensent les étudiants de l'intervention de la France au sein du conflit?

Alors que certains pays ont critiqué les Etats-Unis sur leur désir d'intervenir militairement au sein de la Syrie, vous êtes nombreux à avoir aussi pointé du doigt la volonté française d'intervenir de manière militaire. En effet, vous estimez que le conflit syrien a déjà fait de nombreuses victimes et qu'une intervention militaire au sein du pays ne ferait qu'aggraver la situation. Julie nous a confié être en total désaccord avec ce genre d'intervention. Selon elle, "on n'a pas à pratiquer une hégémonie sur les pouvoirs politiques des pays du Sud. Nous, on n'accepterait pas qu'un pays nous impose sa façon de faire".

"On n'a pas à pratiquer une hégémonie sur les pouvoirs politiques des pays du Sud. Nous, on n'accepterait pas qu'un pays nous impose sa façon de faire."

Beaucoup d'entre vous sont ainsi défavorables à une intervention militaire, mais plutôt favorable à une intervention diplomatique. Nous avons aussi rencontré Mickaël, un étudiant britannique en échange ERASMUS. Il nous a confié son désir que ce conflit s'arrête et son désaccord face à une intervention militaire de la France. "Je voudrais juste que tout s'arrête. Je ne suis pas expert en la matière mais ce qui se passe est juste horrible. En Angleterre, tout le monde à le même avis que moi, on voudrait que tout s'arrête, mais je ne pense pas qu'une intervention militaire arrangera les choses. Cela engendrera plus de violence et les civils en seront les premières victimes". 

"Je ne pense pas qu'une intervention militaire arrangera les choses. Cela engendrera plus de violence et les civils en seront les premières victimes. "

Rares sont ceux qui y sont donc favorables. Nous avons cependant rencontré certains étudiants dont l'avis était partagé face une intervention militaire. Pierre témoigne : "Je manque cruellement de documentation à ce sujet. Mais je pense que chaque pays est libre d'intervenir ou non, en faveur des droits de l'Homme. Et ce, même si chaque pays se doit de faire sa propre révolution". 


Le rôle des médias français dans le relais de l'information

Ils semblerait que nombre d'étudiants ne soient pas suffisamment informés sur ce conflit. En effet, certains des étudiants interrogés expliquaient ne pas avoir un avis sur ce sujet, au vu des informations dont ils bénéficient actuellement.

Margaux nous a avoué que "la télévision, notamment le journal de 20h, est le seul moyen d'accéder directement à l'information. Mais c'est assez rébarbatif, et surtout ce n'est pas traité en profondeur. Si on n'a pas la volonté d'être informé, en allant nous-mêmes chercher des informations, on n'est pas réellement informé". Elle poursuit en nous expliquant : "en plus, j'ai l'impression que le JT de 20h tente de nous faire adhérer à une intervention militaire en Syrie. C'est important de lire plutôt la presse internationale, afin d'être bien renseigné sur la situation". 

"Si on n'a pas la volonté d'être informé, en allant nous-mêmes chercher des informations, on n'est pas réellement informé."

Ce manque d'informations poussent quelques étudiants à se désintéresser totalement du conflit. C'est ce que nous à confié Kevin, un étudiant en Sciences Po : "Cela ne m'intéresse pas vraiment, je ne me sens pas concerné".

Quand certains évoquent un manque d'information, d'autres dénoncent une information abondante dont l'unique fin est de nous endoctriner. Mickael nous confie que "les médias en parlent assez, on en entend parler tout les jours. Mais je ne pense pas qu'ils soient très objectifs. La seule chose qu'on nous présente c'est une incitation au conflit".

"La seule chose qu'on nous présente, c'est une incitation au conflit."

De fait, les étudiants en Sciences Po, lorsqu'ils possèdent un avis sur la question, sont majoritairement pour une intervention diplomatique des autres pays. En revanche, ils sont contre une intervention militaire qui ne viendrait qu'aggraver la situation du pays. Certains dénoncent une manipulation des médias et conseillent ainsi à ceux qui souhaitent réellement se faire une opinion sur le sujet, de s'informer en puisant dans la presse internationale.

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