Les Dossiers du Mois :

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

APB 2017

Réussir la procédure APB 2017 :

➜ Voir le dossier

 

Étudier à l'étranger

Comment partir étudier à l'étranger ?

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Comment réussir son concours : les petits secr...

Comment réussir son concours : les petits secrets des professeurs en poste

03 Janvier 2013 à 12h31 | | 0 avis

Comment réussir son concours : les petits secrets des professeurs en poste

Afin de vous donner toutes les clés pour réussir votre carrière d’enseignant, Media Etudiant est allé à la rencontre de jeunes professeurs fraîchement titularisés et d’enseignants expérimentés. Entre succès et désillusion, Media Etudiant vous donne quelques conseils pour réussir votre concours et vos premiers pas dans la peau d’un enseignant.


Multiplier les expériences éducatives avant de passer le concours

Tous les professeurs s’accorderont pour le dire. Devenir professeur n’est pas question de théorie mais bel et bien d’expérience. Annick, 59 ans, enseignante en grande section de maternelle depuis 40 ans, ne mâche pas ses mots. « La formation est aujourd’hui très insuffisante. Les stagiaires ne possèdent pas de connaissances suffisantes sur le développement et la psychologie de l’enfant. Il y a beaucoup trop de fiches techniques et pas assez d'approche sur le terrain », explique-t-elle.

Emilien, 27 ans, professeur en SEGPA à Aubervilliers, partage ce même point de vue. A ses yeux, la plus grande difficulté est de faire face à des populations d’élèves très difficiles. « En fait il faut faire son expérience tout seul car il existe beaucoup trop de décalage entre la théorie des formations et la pratique, notamment en Seine-Saint-Denis. » précise-t-il.

Rien d’étonnant donc à ce que la plupart des étudiants souhaitant passer les concours enseignants multiplient les expériences de terrain parallèlement à leur formation. Ainsi Emilien et Hervé ont tous deux été assistant d’éducation dans un lycée durant leurs années de Master. Hervé, 28 ans, professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée de Haute Savoie (74) depuis deux ans, témoigne : « j'ai été pion pendant deux ans et vacataire une année. Cela m'a énormément aidé pour appréhender la relation avec les adolescents. »

Quant à Tim, 25 ans, professeur d’EPS depuis septembre 2011, il a multiplié les rôles éducatifs durant ses années d’études. « Durant ma première année de Deug, j’ai effectué des périodes d’observation dans le second degré. Durant ma seconde année de Deug, je suis intervenu en primaire et j’ai eu à charge une équipe sportive de jeunes. En licence, je suis intervenu dans le secondaire en binôme pendant un mois puis durant mes trois années de Master-Capeps, je suis intervenu en responsabilité sans la présence de l'enseignant référent pendant un mois » raconte-il. Pour Tim, ces multiples expériences lui ont été précieuses car elles lui ont permises « d’avoir des points de vue et des approches pédagogiques différentes en fonction des professeurs ».


Ne pas baisser les bras, jamais !

Malgré ces expériences de terrain, être admis aux concours enseignants n’est pas chose facile. Il est essentiel d’être persévérant, obstiné et déterminé. Ce n’est pas Hervé, aujourd’hui professeur d’SES (classes de seconde, de première et de terminale) qui vous dira le contraire : « doté d’un Master 1 de sociologie et d’un Master 2 d'histoire de la pensée économique, j'ai passé le CAPES externe de sciences économiques et sociales quatre fois avant de l’obtenir ! ». Même parcours du combattant pour Tim qui a passé le CAPEPS quatre fois avant d’être admis. Tim est aujourd’hui TZR (titulaire en zone de remplacement) et a à charge trois classes de seconde, deux classes de première et deux classes de terminale à Sarcelles (95).

Emilien, quant à lui, a passé le concours de professeur des écoles deux fois. Mais ce dernier a optimisé ses chances de réussite. Originaire de Lyon, Emilien travaille depuis quatre ans à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis (93). Et quand vous lui demandez les raisons de cette expatriation, il vous répond fatalement que « le taux de réussite au concours à Lyon est de 15% alors qu’il est de 33% en Seine-Saint-Denis ». Fatal en effet.


Parvenir à réviser pour son diplôme tout en buchant pour le concours

Faute de persévérance ou de temps disponible, tous n’obtiennent pas le concours. C’est notamment le cas de Caroline, 25 ans, qui après avoir passé deux fois le concours de professeur des écoles et avoir obtenu son Master 2 a préféré entrer dans la vie active. Elle revient aujourd’hui pour nous sur les raisons de son échec : « je n’ai pas assez révisé avant de me présenter au concours. La première année où j’ai passé le CRPE, j’étais en Master 1 Sciences de l’Education et la seconde année j’étais en Master 2 Education Enseignement et Formation. Durant ces deux années, je travaillais comme assistante d’éducation et j’ai dû établir des priorités dans mes révisions. J’ai préféré assurer mon diplôme, quitte à laisser de côté le concours ».

Caroline a bien essayé les cours du CNED pour mettre toutes les chances de son côté. Mais elle avoue que son manque de temps et d’entrainement lui ont fait défaut. « Je m’étais inscrite au CNED durant mon Master 1 pour pouvoir réviser pendant mes études, mais les UE à valider, dont le mémoire de fin d’année, m’ont pris énormément de temps. Je n’ai donc pas pu réviser le concours avec mes cours du CNED comme je l’aurais souhaité » regrette-t-elle.


Une fois professeur…

Une fois le concours en poche, vous risquez d’être confronté à quelques difficultés auxquelles vous n’étiez pas préparé. Afin de minimiser la casse, Media Etudiant relate pour vous les principaux griefs mis en exergue par les professeurs en poste.

Il est tout d’abord indispensable d’être doté d’une solide vocation. « Etre enseignant demande de la résistance physique et l’envie sincère de transmettre le savoir » confie Annick. Directrice d’école maternelle dans le publique et institutrice de grande section depuis 40 ans, elle avoue avoir nettement préféré son statut d’enseignante à celui de directrice : « entre les tâches administratives, les relations avec les parents d’élèves et la gestion du personnel d'accompagnement, les conflits à gérer étaient trop contraignants et chronophages. » Tim, 25 ans, rejoint Annick sur ce point. En poste depuis seulement deux ans, ce jeune professeur d’EPS confie passer beaucoup de temps à s’occuper du volet administratif : « les relations avec la direction, avec les CPE, avec les assistants d'éducation et avec les parents me prennent beaucoup de temps. » Tim concède également avoir des difficlutés à se postionner auprès des parents d’élèves. « Je ne savais pas quel rôle jouer avec eux au début » explique t-il.

La gestion du temps apparaît également comme problématique. Hervé avoue ainsi avoir des difficultés à assumer la charge de travail. « Je savais qu'il y aurait du boulot, mais je ne m'attendais pas à bosser tous les soirs et tous les week-ends » explique-t-il. Ce dernier nous prévient aussi de la difficulté qu’il existe à gérer un groupe, « alors que la prise en charge d’élèves de manière individuelle est beaucoup plus aisée ».

Enfin, en expliquant qu’il a commencé sa carrière en étant remplaçant puis qu’il a eu quasiment toutes les classes de la petite section au CM2 et qu’il enseigne actuellement en SEGPA sur des classes de 3ème, 4ème, 5ème et 6ème, Emilien démontre a quel point il est important de savoir s’adapter aux différents publics.

Propos recueillis par Pauline Raud.

Crédit photo : © goodluz - Fotolia.com

Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis